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Albert Anker (1831-1910)


Albert Anker est un peintre suisse né à Anet.

Il entreprend des études de théologie à l'Université de Berne suivant le désir de son père, mais sa vocation artistique se révèle lors d'un séjour à Paris. Entre 1855 et 1860, il fréquente l’École Impériale et Spéciale des Beaux-arts où étudie Pierre-Auguste Renoir. Il apprend auprès de Charles Gleyre la précision du trait et la retenue du colorie. A l'automne 1858, il passe plusieurs semaines en forêt-noire ou il peint Une école de village dans la Forêt-noire qui lui permet d'exposer pour la première fois au Salon de 1859.

En 1864, il épouse Anna Ruefli, avec laquelle il aura six enfants. Il vit en été avec sa famille sur les bords de la Seine et rejoint sa ferme à Anet en hiver.

Les scènes empruntées à la vie contemporaine, qu'il se garde de teinter de nostalgie ou de critique sociale, attestent sa foi en l'existence. Il puise ses motifs dans des communautés villageoises encore intactes. L'ensemble de ses œuvres fait apparaître à la fois la récurrence des sujets et des techniques, et la persistance d'un style reconnaissable au premier coup d'œil. C'est un artiste engagé au sein du mouvement réaliste. Il ne peint, comme Courbet, que ce qu'il voit. Mais, à la différence de ce dernier, il ne représente que des personnages qui ne remettent pas le système en question.

A partir de 1866, Albert Anker réalise plus de 300 dessins pour des faïenciers tels que le céramiste Théodore Deck. 

Il travaille pour les magazines le Magasin pittoresque et la Revue suisse des beaux-arts.

- Sous la pluie, 1884

- Gamins allant à l'école, 1875

  

-Une école de village dans la Forêt Noire (1858)

- L'école de village en Forêt-Noire (1858)

- L'examen (1862, musée de Berne)

  

- Autoportrait

- La gymnastique (1879)

- La crèche I (1890)

- La crèche II (1894)

  

- La leçon d'écriture 

- Le rêveur  

- L''écrivain

- Jeune fille tricotant (1897)

- Ecolier

  

Marie Bashkirtseff (1858-1884)


Née Maria Konstantinovna Bashkirtseva à Gavrontsi en Ukraine, dans une famille noble, elle grandit à l'étranger, voyageant avec sa mère à travers l'Europe. Elle parle couramment le français, l'anglais et l'italien. Sa grande soif de connaissance la pousse à étudier avec passion les auteurs classiques et contemporains. En outre, elle étudie la peinture en France à l'Académie Julian. Une autre étudiante y est Louise Breslau, que Marie considère comme sa seule rivale.

Elle produit une œuvre importante en regard de sa vie brève ; ses tableaux les plus connus sont Un meeting (représentant des enfants mendiants à Paris) et L'Atelier des femmes (ses compagnes artistes au travail). Toutefois, beaucoup d'œuvres de Marie Bashkirtseff sont détruites par les Nazis durant la Seconde Guerre mondiale.

À 15 ans, elle commence à tenir son journal, rédigé en français ; elle lui doit beaucoup de sa célébrité. Ses lettres, notamment une correspondance avec Guy de Maupassant, sont publiées en 1891.

Morte de tuberculose à 25 ans, Marie Bashkirtseff a eu le temps de laisser sa marque intellectuelle dans le Paris des années 1880.

- Le Meeting (1884, musée d'Orsay), met en scène un groupe de garçons scolarisés issus des classes populaires. Devant une palissade, des petits font cercle autour d'un plus grand qui leur montre un objet difficile à identifier. Son titre et l'attitude de semi conspirateurs des enfants ont été interprétés comme une allusion aux lois sur le droit de réunion (1881) et la liberté syndicale (1884) qui venaient d'être votées sous la présidence Grévy. Une lecture féministe en a aussi été proposée : la petite fille qui s'en va à droite pouvant être interprétée comme le symbole de l'exclusion des femmes du monde masculin.

Joseph Beaume (1798 - 1885)


Peintre français né à Marseille.

Il se forme à l'école de Gros, et débute au Salon de 1819 par une scène biblique : Nephtali et Rachel. Depuis cette époque, il prend part à presque toutes les expositions officielles qui ont lieu à Paris.

À la manière dont l'artiste traite les sujets familiers, on croit voir en lui un continuateur de Greuzo, de ce peintre honnête et sentimental qui faisait les délices de Diderot. Beaume expose au Salon de 1827, la Bénédiction et la pose de la première pierre du monument de Louis XVI, tableau qui lui a été commandé par le ministère de la maison du roi. À dater de cette époque, il mène de front, dans ses travaux, le genre et l'histoire, peignant tantôt des scènes familières pour les particuliers, tantôt des batailles pour l'État, tantôt même des sujets religieux pour les églises.

  

- Une petite école (aquarelle 1830, Musée National de l'Education)


- Le maître d'école endormi (1831)


- La récréation


- L'heure de la lecture (1818)

François Bonvin (1817-1887)


François Bonvin est un peintre réaliste et graveur né à Vaugirard.

Bonvin connait une enfance malheureuse et sans fortune. Il apprend le dessin dans un cours gratuit. Pour gagner sa vie, il devient compositeur d'imprimerie puis employé à la préfecture de police. Il profite de son temps libre pour courir les musées dont le Louvre où il étudie les maîtres flamands et hollandais.

A partir de 1848, il se spécialise dans la peinture de paysage, sujet pour lequel il est doué. Il participe au Salon des Refusés avec Courbet qu'il compte parmi ses amis. Il effectue de nombreux voyages en Flandres et en Hollande, terre de ses peintres préférés.

Il subit une opération en 1881 qui ne rétablit pourtant pas sa santé. Il devient aveugle et se doit de ne pas être réduit à la misère qu'au soutien de ses amis.

Bonvin est considéré comme l'un des meilleurs peintres de genre du XIXe siècle. Il est apprécié pour ses compositions simples, ses effets de lumières variés et ses couleurs sincères.

- Ecole des petites orphelines (1850) ; commandée par Charles Blanc, directeur des Beaux-arts sous la seconde République, la peinture représente des orphelines à qui une sœur apprend à lire. La scène respire l'ordre, la propreté, l'équilibre. Dans cette louange du programme gouvernemental en faveur de l'éducation des enfants, même abandonnés par leur famille, on touche à la propagande.;


- La classe (1876)

Nicolas-Toussaint Charlet  (1792-1845)


Charlet est un peintre et graveur français, né à Paris.

Il est le fils d’un dragon de l’armée de Sambre-et-Meuse, qu’il perd très tôt. Elevé à l’École des enfants de la patrie, il reçoit une éducation très négligée. Il débute dans la vie par un médiocre emploi à la mairie du 2e arrondissement, chargé d’enregistrer et de toiser les jeunes recrues. Ses opinions bonapartistes, lui font perdre sa place à la Restauration en 1816.

Charlet entre alors, dans l’atelier de Gros où il rencontre Gilles Closson et, forcé de produire pour vivre, il se voue dès lors tout entier à l’art. Il débute par une lithographie « La garde meurt, et ne se rend pas » qui lui fait aussitôt un nom. Les dessins et les aquarelles de Charlet se succèdent alors rapidement.

Il réussit surtout dans le dessin et la lithographie, et acquiert bientôt une vogue immense en traitant les sujets militaires ou des scènes populaires que tout le monde connaît au XIXe siècle.

L’œuvre lithographique de cet artiste infatigable se compose de près de 800 lithographies ; il a produit, en outre, près de 2 000 dessins à la sépia, à l’aquarelle, à la plume et d’eaux-fortes.

- Le maître d'école,

aquarelle (Musée du Louvre)

  

- Autopoprtrait


- La maîtresse d'école

Léopolt Chibourg

  

- Sans titre (1842, Musée national de l'éducation à Rouen)

  

Émile Claus (1849-1924)


Peintre belge, il est la figure la plus brillante du luminisme. Il est le seizième enfant d'une famille de commerçants ruraux à Vive-Saint-Éloi en Flandres. Sa vocation est précoce, à l'âge de vingt ans il s'inscrit à l'Académie d'Anvers et décide de se consacrer entièrement à la peinture. Il expose pour la première fois deux scènes de genre à Bruxelles en 1875 et en 1879.

Il s'embarque pour l'Afrique du Nord. À son retour la lumière sera la vie de ses toiles et sa propre vie : il peint avec des couleurs élémentaires, il décompose le prisme et le réfracte à travers les tons.

Au contact de son ami Théo Verstraete, sa peinture, teintée de réalisme (Le vieux Jardinier de 1885, Les Sarcleuses de Lin de 1887), devient lumineuse et s'éclaircit.

En 1889, il loue un atelier à Paris pendant trois ans qu'il occupe l'hiver, après ses étés passés à Astene. Son ami Camille Lemonnier parle de sa vie de fièvre et de passion qui l'exalte, en revivant les heures héroïques de l'Art au contact des Maîtres de l'impressionnisme qui triomphe. Il se lie d'amitié avec le peintre intimiste et symboliste Henri-Eugène Le Sidaner et rompt avec son ancienne manière conventionnelle de peindre.

Il fonde en 1904, le Cercle Vie et Lumière auquel participent Ensor, et Georges Lemmen.

En 1905, il expose à Bruxelles, au Cercle artistique, cinquante-deux toiles qui le consacrent comme le peintre qui a fait entrer dans l'art un paysage nouveau ; il a créé une Flandre des peintres que la peinture ignorait encore.

Réfugié à Londres durant la guerre, il revient à Astene en 1918. Fidèle à sa vision de la nature et méritant son nom de Peintre du Soleil, il y meurt le 14 juin 1924.

  

- Sur le chemin de l'école

  

- La dictée, 1890, Galerie civique d'Art moderne et contemporain, Turin.

Demetrio Cosola (1851–1895)


Demetrio Cosola est un peintre Piémontais qui a peint dans les années qui ont suivi l'unité italienne, d'un réalisme centré sur la description des aspects de la vie quotidienne, simple et presque tendre. Nombreux sont les ouvrages consacrés au monde des enfants
"La dictée" est une peinture très intéressante, non seulement pour son contenu, mais aussi pour la mise en œuvre technique : un pastel sur toile. Le choix du pastel, accentue l'intention de l'artiste à décrire la scène dans son immédiateté et d'améliorer la relation entre la lumière et la couleur pour faire ressortir le climat de la classe et les différentes attitudes des filles devant le test ardu.
L'artiste utilise une vue haute pour peindre la scène afin de renforcer l'objectivité de la description.
Les filles, comme dans une scène de film, sont prises sur plusieurs niveaux pour arriver à la maitresse, un visage jeune, à l'ombre, qui lit tout en observant les petites filles avec une grande attention.
Derrière, en toile de fond, il y a la carte de l'Italie, une jeune nation qui protège maintenant l'éducation de tous ses enfants.
Malheureusement, son travail est brusquement interrompu par la mort due à la pneumonie le 27 Février 1895 à Chivasso.

Édouard d'Apvril  1843-1928)

Édouard d'Apvril, né le 8 janvier 1843 à Grenoble, décédé le 12 octobre 1928 est un peintre français de genre et un portraitiste.

Il est élève de Félix Cottavoz à Grenoble et d'Isidore Pils à Paris. En 1868, son premier envoi au Salon de Paris (Jeune fille à sa toilette et Portrait de jeune homme) est accepté. Il y participe régulièrement par la suite jusqu'en 1885. Après ses études à l'Ecole des Beaux-Arts, il revient à Grenoble pour se consacrer à son art.

Ses œuvres se caractérisent par la finesse du coloris et du clair-obscur. Inspiré par les maîtres flamands et hollandais qu'il copiait à ses débuts au musée de Grenoble.

Il fréquente le cercle des peintres qui se retrouvent le dimanche à Proveysieux. Il perd la vue à partir de 1918.

Édouard d'Apvril est enterré au cimetière Saint-Roch de Grenoble.

  

André Henri Dargelas (1828-1906)


Né à Bordeaux, André-Henri Dargelas est un maître du genre et du portrait.

Il est un élève de Picot à l'Ecole des Beaux-arts de Paris où il entre en avril 1854. Depuis 1857, Dargelas expose régulièrement au Salon de Paris.

C'est un peintre Réaliste. Ce mouvement commencé en France au début du 19ème siècle a été une réaction contre les grands artistes historiques du siècle précédent. Les artistes Réalistes tels que Dargelas, Edouard Frère et Paul Seignac ont choisi le thème de l'innocence de l'enfance comme leur objet principal.

Sa peinture est particulièrement sensible aux vertus simples de la vie domestique, qui englobe les bouffonneries de charme des petits enfants. Le thème de la salle de classe est un autre thème populaire. Ces travaux semblent souligner l'idée contemporaine éclairée de l'importance de l'éducation pour les masses.

Dans la dernière partie de sa vie, il déménage de Paris à Écouen, pour rejoindre Edouard Frère et d'autres artistes.

Le peintre réaliste français Théophile Duverger est son beau-père.

Dargelas est mort à Ecouen en Juin 1906.

- Le jeu de billes              

- Le jour de l'an

  

- La prière du matin 

Le tour du monde   

- La classe  

- Les petites canailles

Basile De Loose (1809-1885)


C'est un peintre belge né à St Nicolas en Flandre.

Basile a dû, dans sa petite enfance, être initié par son père à l'art du dessin, puis de la peinture. A peine a-t-il 13 ans, qu’un certain nombre de ses "œuvres" trouvent déjà place au Salon de Gand, organisé en 1823. Deux ans plus tard, une fois achevé le déménagement familial vers Sint-Niklaas, il entre comme élève à l'Académie de dessin de la ville, avec son père comme professeur.

A partir de 1829, on trouve son nom parmi les participants et les lauréats de salons, tant en Belgique qu'en Hollande ou en France. Il complète sa formation, de 1829 à 1831, en suivant des cours à l'Académie d'Anvers, sous la direction du peintre Van Bree.

Basile De Loose est un portraitiste et, surtout, ce qu'il est convenu d'appeler un "peintre de genre". Selon Ignace De Wilde, Basile peut être considéré à juste titre comme "un des meilleurs peintres de genre de l'école belge du dix-neuvième siècle." On peut dire sans exagérer que l'artiste va connaître une brillante carrière. En témoignent, au cours du 19ème siècle, sa présence à de nombreux salons ainsi que l'afflux de commandes auquel il doit faire face. Il fait aussi l'objet de plusieurs distinctions officielles dont la plus prestigieuse est sans doute la "Médaille d'Or" que lui décernèrent les autorités françaises à la suite du Salon de Paris, en 1841.

Une première période dans sa carrière comme peintre de genre est caractérisée par sa volonté de se détacher de l'influence de Jean Joseph De Loose ainsi que de celle de Matthijs Ignatius Van Bree, ses deux maîtres de base… Cette période riche en succès va jusqu'à la seconde moitié des années quarante, années au cours desquelles apparaissent les œuvres prestigieuses qui se trouvent de nos jours dans les musées de Leipzig et de Berlin.

C'est aussi au cours de cette période que le peintre entreprend plusieurs voyages. C'est ainsi qu'il séjourne de 1834 à 1835 à Paris pour y effectuer des  recherches au Louvre sur les maîtres du 17ème siècle et pour récolter dans son carnet d'esquisses une ample documentation destinée à nourrir sa créativité  au cours des années qui suivront.

Entre 1835 et 1840 il effectue également un voyage aux Pays-Bas et en Allemagne et on peut observer dans son œuvre le déploiement complet de ses capacités dans la manière de traiter les thèmes et d'exécuter la réalisation picturale.

A partir de 1850, il devient  un artiste jouissant d'une excellente réputation dans les milieux de la haute bourgeoisie. Les commandes affluent et l'artiste devient de ce fait un homme riche et respecté, réputation qui le suivra pratiquement jusqu'à sa mort. 

  

- La classe (1847)

- Dans la classe

- A l'école de village

  

- La classe

- Entre deux classes (1864)

  

Théophile-Emmanuel Duverger  (1821-1901)

Théophile Duverger est né à Bordeaux. Peintre autodidacte, Duverger se forme essentiellement par l'étude minutieuse des tableaux de maîtres qu'il examine dans les galeries et les musées.

Duverger se spécialise dans les scènes d'enfants qu'il croque dans leur vie et leur univers quotidiens. Théophile Duverger est avec Edouard Frère l'un des fondateurs de l'école d'Écouen. Proche de Paris, mais offrant aux artistes un paysage unique, Écouen accueille de nombreux artistes français et étrangers dès 1830. Duverger s’y installe vers 1847, suivi par les artistes André Dargelas et Paul Seignac. Duverger partage avec Dargelas, devenu son gendre, les mêmes thèmes d’inspiration.

Duverger est considéré comme un spécialiste de scènes de genre enfantines, enfants à l'école, jouant. Ses peintures sont recherchées pour leur charme, la composition, et la finesse d'expression.

Théophile Duverger expose régulièrement ses œuvres aux Salons des Artistes Français, entre 1846 et 1898. Duverger y obtient une médaille de troisième classe en 1861 et en 1865 ainsi qu’une mention honorable en1863.
Théophile Duverger est également récompensé d’une médaille de bronze à l’Exposition Universelle de 1889.

  

- Amusement

- Classe des filles

- L’encre

- Jeux d'enfants

  

Artistes de A à E

Jean Béraud (1849-1935)


Jean Béraud est un peintre de genre et portraitiste français né à Saint-Pétersbourg.  Après la mort de son père sculpteur, en 1853, sa mère Geneviève Eugénie Jacquin rentre à Paris avec ses quatre enfants.

Il suit des études au Lycée Bonaparte, puis devient l'élève de Léon Bonnat à l'École des beaux-arts de Paris et débute au Salon de 1872. C'est en 1876 qu'il connaît le succès avec son tableau Le Retour de l'enterrement.

Il devient un des principaux peintres de la vie parisienne. Il peint avec acuité, et parfois avec ironie, le milieu feutré de la bourgeoisie, les petits métiers, l'ambiance des cafés, les scènes de la vie quotidienne des rues de Paris. Il est l'auteur environ de 200 portraits. Il est un des fondateurs de la Société nationale des beaux-arts, avec Rodin, Joseph Meissonnier et Puvis de Chavannes, en 1890. Il en devient le vice-président

En 1887, il est nommé chevalier de la Légion d'honneur, puis il est promu officier de la Légion d'honneur en 1894.

Il est l'un des témoins de Marcel Proust lors de son duel, à Meudon, avec Jean Lorrain, en février 1897 au sujet d'un article jugé injurieux sur Les Plaisirs et les Jours.

- Le puni

- Enfants quai du Louvre

Charles Bertrand d'Entraygues (1850-1929)


Charles d’Entraygues est né à Brives en 1850. Il suit l’enseignement de l’École des Beaux-Arts de Toulouse, puis devient l’élève de Pils à Paris. En 1876, il expose au Salon des Artistes l’embarras du choix . Il obtient une mention honorable en 1899. Il est fait membre de la Société des Artistes Français en 1904. Il quitte Paris en 1906 et s’installe à Vernon, dans l’Eure. Peintre de genre et paysagiste, il se spécialise dans les scènes d’enfants à caractère humoristique. Il aime représenter des enfants de chœur lors de leurs jeux de détente. De la maîtrise d’Écouan, on peut lire dans l’Illustration “Un sujet analogue a été déjà maintes fois traité par un grand nombre de peintres, séduits par la diversité de tous ces frais visages d’enfants, par la mutinerie de leurs attitudes, par l’espièglerie de leurs regards. c’est avec un rare bonheur que Monsieur d’Entraygues s’est essayé à varier une fois de plus un thème sans nouveauté, en lui prêtant, grâce à son habileté et à son talent, une saveur d’imprévu et d’inédit à laquelle on était loin de s’attendre”.

- La parade

- Surprise

John Burr (1831-1893)


Ecossais, John Burr étudie à l'Académie de la fiduciaire à Edimbourg. Il s'installe à Londres en 1861 avec son frère et compagnon peintre, Alexandre Burr. Dès son arrivée Burr commence à exposer à la Royal Academy. Il a continué à exposer là-bas jusqu'en 1882. Burr est connu pour ses peintures de genre impliquant des petits enfants et des scènes domestiques.

  

Francesco Bergamini (1880-1915)


Francesco Bergamini est un artiste italien qui s'est spécialisé dans le genre intérieur et des scènes religieuses, ainsi que la commission occasionnelle pour un portrait ou en plein air. Il reçoit sa formation à l'Académie de Carrare, sous la direction de Giuseppe Diotti (1779 - 1846)

  

Albert Bettannier (1851-1932)


Peintre français né le 12 août 1851 à Metz, mort le 17 novembre 1932 à Paris.

Il fait ses études en Moselle. Après la cession de l'Alsace-Lorraine, Bettannier doit choisir sa nationalité. Il opte pour la nationalité française en 1872 et rejoint Paris.

Grâce à l'Œuvre de l’instruction d’Alsace-Lorraine, Albert Bettannier s'inscrit à Académie des beaux-arts, où il suit les cours d'Henri Lehmann et d'Isidore Pils, ancien Prix de Rome 1841. À partir de 1881, Bettannier acquiert une certaine notoriété au Salon des artistes français, où il expose régulièrement des tableaux rappelant la cession douloureuse de la Lorraine à l'Allemagne. Après 1890, Albert Bettannier s’intéresse à la peinture sur verre. Mais c'est en tant qu'artiste peintre qu'il obtient la légion d'honneur en 1908.

Lorsque les relations avec l'Allemagne se tendent, Bettannier reprend le thème de l'Annexion dans ses œuvres, exaltant le souvenir des provinces perdues.

  

- La Tache noire, Deutsches Historisches Museum, Berlin, 1887

Léonide Bourges (1838-1909)


Léonide Bourges vit au sein même de l'École de 1830. Elle est l'élève d'Édouard Frère et de Théodore Salmon, puis de son ami Charles Daubigny. Elle se lie avec Corot et commence à exposer au Salon de 1857 des natures mortes et des scènes de genre. En 1858, elle présente trois tableaux à une exposition au Musée de Nantes. Peu à peu, sous l'impulsion de Corot, elle se dirige vers le paysage et la peinture de plein air, exposant au Salon de 1865 ses premières vues d'Ile-de-France. Le docteur Gachet, dont elle devint un disciple, comme nombre des impressionnistes, écrit dans son ouvrage "Deux amis des impressionnistes" : Mademoiselle Léonide Bourges vint à Auvers au tout début accompagnée de ses parents. Sa famille prenait pension chez Patois, en même temps que les Daubigny et Corot. Geoffoy-Dechaume, Oudinot, Daumier, Dupré venaient les y retrouver. Elle et Cécile

Daubigny étaient les des plus jeunes femmes de toute la bande et Corot se plaisait à taquiner surtout Léonide Bourges qu'il appelait "la chatte". En 1874, Léonide Bourges s'installe donc à Auvers sur Oise, où elle peint sur le motif en compagnie de Daubigny. Il la reçoit sur son fameux bateau-atelier le Bottin, dont Monet, aidé par Gustave Caillebote, construira une réplique pour mieux observer les effets de lumière sur l'eau. Après la mort de Corot, elle vend la dernière oeuvre qu'elle possédait du Maître pour souscrire à son monument. Elle expose à Londres en 1878 où elle reçoit un accueil favorable. Comme elle l'avait fait pour Camille Corot, à la mort de son ami Daubigny, Léonide Bourges organise une souscription qui doit permettre l'édification d'un monument qui lui sera dédié. Elle-même y participe largement en vendant les derniers tableaux qu'elle possédait de l'artiste. Elle publie en 1894, sous le titre "Daubigny, souvenirs et croquis", une suite d'estampes retraçant le cadre familier du peintre.

  

Adrien Ferdinand de Braekeleer (1818-1904)


Adrien Ferdinand de Braekeleer, né à Anvers et mort à Borgerhout, est un peintre belge spécialisé dans les scènes de genre.

Neveu et élève de Ferdinand de Braekeleer auprès duquel il étudie la peinture et influencé par Henri Leys, il expose à de nombreux salons en Belgique dans la deuxième moitié du XIXe siècle, à Anvers et à Gand notamment (en 1874). Ses œuvres sont présentes dans les musées d'Anvers, de Hambourg, Stuttgart ou encore de Montréal.

  

William Bouguereau (1825–1905)


Peintre français,

Travailleur opiniâtre, il obtient un immense succès en France et en Amérique avec ses nus féminins et les compositions mythologiques qui lui servent de prétexte (Flore et Zéphyr, 1875, musée de Mulhouse).

Membre de l'Institut en 1881, il joue, avec Cabanel, un rôle primordial dans la direction du Salon officiel et, très intransigeant lors de l'intervention du jury au Salon, soutient le rejet systématique de Manet et des Impressionnistes. Il doit être le premier artiste " pompier " français à qui est consacrée une exposition personnelle (Paris, gal. Breteau). Il a depuis été très largement étudié surtout aux États-Unis (expositions à New York, Detroit et San Francisco, 1974-75, puis Paris, Montréal et Harford en 1984-85)

  

- La leçon difficile, 1884

Endis Bergström (1866-1950)


C'est une artiste suédoise, née en 1866 à Nässjö, et morte en 1950 à Lund.

Elle est la sœur de Gertrude Bergström. Elle étudie à l'école technique à Lund, puis à l'Académie de Copenhague, et de 1887 à 1888 à l'Académie Colarossi à Paris. À la fin des années 1890, elle est élève de Richard Berg à l'école de la Ligue des Artistes à Stockholm. Elle est surtout connue comme portraitiste, mais elle peint aussi des intérieurs, des paysages et des natures mortes.

- Salle de classe


- Enfant

Gaston Decamps (-1972)


En 1865, Jean Roullet, outilleur de métier, ouvre un atelier de découpe à façon et d´outillage, 10 rue des Quatre Fils à Paris. A la demande de l´un de ses clients, il réalise le premier jouet mécanique de l´entreprise en appliquant les techniques de découpe et d´emboutissage permettant ainsi la fabrication en grande série de jouets à un coût réduit et contribue ainsi à leur démocratisation.

Sa fille Henriette Adrienne Roullet, épouse en 1879, Ernest Decamps, alors contremaître de l´atelier. L´association entre Jean Roullet et son gendre ne prend effet que dix ans après le mariage, en 1889. L´entreprise devient la Maison Roullet-Decamps.

A l´orée du 20ème siècle, apparaissent les premiers automates électriques.

Gaston Decamps, fils aîné d’Ernest entre à l’École des Arts Décoratifs et à l’Académie des beaux-arts. Élève du grand sculpteur animalier Fremiet, il prend une part de plus en plus active dans l'entreprise familiale. Son influence se ressent dans la qualité des visages sculptés dès lors. Entre 1902 et 1906, Gaston Decamps crée son chef-d'œuvre, la Charmeuse de serpent, automate sensuel et rapidement célèbre dont on ne connaît qu'une douzaine d'exemplaires.

En 1906, à la mort de Jean Roullet, Ernest Decamps prend la direction de la Maison Roullet-Decamps.

En 1909, Ernest Decamps meurt, ses enfants Gaston et Paul prennent la relève. La firme prend le nom de Veuve Decamps et Fils. Gaston, âgé de 27 ans, crée la première vitrine animée de Noël pour le Bon Marché à Paris. La mode est née : les grands magasins font appel à des dessinateurs humoristes de l'époque, Dubout, Peynet, Jean Effel pour la conception, la réalisation finale et la fabrication étant effectuées par les Établissements Decamps.

A la guerre de 1914, Paul Decamps, le gestionnaire, est tué.

En 1922, Gaston Decamps achète les parts de sa mère et de sa sœur et se retrouve seul à la tête de la fabrique.

Elle cesse ses activités en 1995. La collection est exposée au public dans deux musées français à Falaise (Calvados) et à Souillac (Lot).

Toto et Tata, inspirés par le dessinateur Poulbot, vers 1914.

Personnage se rapprochant de la poupée mécanique. Son aspect est celui d’un gamin de 5 à 6 ans. Tête en staff décorée au bout du pinceau, avec un nez retroussé, un large sourire. Vêtu d’un tablier à carreaux pour les garçons, à fleurs pour les filles. Bottines hautes en peau gainées à la main sur leurs chaussettes.
Cartable sur le dos, mains dans les poches pour les garçons, bébé en celluloïd dans les bras pour les filles.
Bien plantés sur leurs jambes, ils dandinent de droite à gauche en tournant la tête en sens opposé. Mécanisme dans le corps. Clef vissée RD.