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Pierre-Édouard Frère (1819-1886)


Pierre-Édouard Frère est né le 10 Janvier 1819 à Paris d'un père éditeur de musique. Édouard est le plus jeune frère du peintre orientaliste Charles-Théodore Frère.

Il entre en 1836, à l’âge de 17 ans, dans l’atelier de Paul Delaroche à l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, qui aura également pour élèves Jean-François Millet, Charles-François Daubigny, Jean-Léon Gérôme.

Il débute au salon de 1843, et ne tarde pas à se faire une grande réputation dans la peinture de genre.

Pierre-Édouard Frère est un peintre réaliste reconnu pour ses portraits sympathiques de femmes, et des jeunes enfants, réalisant des tâches ménagères quotidiennes et d'autres activités domestiques. Frère est un ardent défenseur de la représentation des gens ordinaires et de la manière simple qu'ils sont dépeints.

Artiste prolifique, la plupart de ses compositions sont d’ailleurs popularisées par la lithographie et la gravure. Outre l'Angleterre, les œuvres de Frère sont également très populaires auprès du public américain.

En 1847, il s’installe à Écouen. D'Écouen, il continue à exposer aux Salons parisiens.

Frère devient une figure bien connue dans ce petit village, ce qui amène les enfants dans son atelier pour les utiliser comme ses modèles.

En 1860 il part faire un voyage en Égypte dont il rapporte des compositions orientalistes.

Il meurt à Écouen le 20 mai 1886.

- A ses leçons

- Un élève studieux

- Conversation dans la neige

- Sur la route de l'école enneigée (1879)

- En allant à l'école

- La réprimande

- Les garçons sortant de l'école

L'école d'Ecouen


Dans les années 1860, Edouard Frère attire des artistes à Ecouen tel que Paul Seignac, Théophile Duverger, Août Schenck, George Todd (1847-1898), Michel Arnoux (1833-1877), Joseph Aufray (1836-1885), André Dargelas, Paul Soyer (1823-1903), Luigi Chialiva (1842-1914), Léon Dansaert (1830-1909).

Ces artistes s’installent dans de somptueuses demeures.

Leur participation au Salon de Paris, les récompenses ou les titres honorifiques décernés par le jury, les nombreux articles élogieux de célèbres critiques d’art, leur relation avec de grands maîtres de la peinture, leur confèrent une grande notoriété.

Ils sont connus en Angleterre et aux États-Unis grâce aux articles élogieux de John Ruskin, critique d’art et aussi artiste, vantant la qualité de leurs toiles.

Leurs ateliers sont ouverts à de jeunes élèves peintres en provenance de l’Europe et des États-Unis, séduits par leur renommée et par leur orientation picturale : peinture de genre, scènes enfantines et paysages. Délaissant le style académique ambiant, ils forment une communauté qui oriente son enseignement vers une production réalisée au contact même de la population locale : La colonie des peintres est née. 

Leurs élèves deviennent renommés ; Mary Cassatt, Henry Bacon, Marie Guise Newcomb, anglais avec Robert Harris, l’Allemand Otto Weber ou le caricaturiste ukrainien David Ossipovitch Widhopff, les Français Léonide Bourges, Victor Navlet, Jules Veyrassat, etc.

- Le bivouac (1885)

- Le jardin d'enfants

Elizabeth Adela Armstrong Forbes  (1859-1912)


Elizabeth, est née en Ontario, au Canada. Elle va en Angleterre dans les années 1870 avec sa mère et étudie l'art à l'école de South Kensington. Après un bref retour au Canada en raison de la mort de son père, elle poursuit ses études à New York, Londres et Munich.

Elizabeth cherche l'inspiration artistique en Bretagne (1882), la Hollande (1884) et le Cornwall (1885) où elle rencontre son futur mari Stanhope Forbes. Avant son mariage, elle produit des gravures influencés par Whistler et Sickert. Ensuite, son travail porte la marque de la peinture réaliste française. Elle est notamment connue pour peindre des images d'enfants, y compris son propre fils, Alec.

Elizabeth Forbes a produit plus d'œuvres que la plupart de ses contemporains masculins. Malheureusement, elle décède d'un cancer en 1912, âgé de seulement 52 ans.

  

- L'école est finie, 1889.

  

Henri Jules Jean GEOFFROY (1853-1924)

 

Jean Geoffroy, qui signe également sous le pseudonyme Géo, est né à Marennes le 1er mars 1853.

Fils d’un tailleur charentais et d’une mère d’origine écossaise, il s’installe à Paris à l’âge de dix-huit ans. Il fait son apprentissage auprès du peintre lithographe Eugène Levasseur. Celui-ci le présente à l’Ecole des Beaux-arts, où il entre dans l’atelier de Bonnat en 1871. Il travaille également avec le peintre décorateur Emile Adam. Mais ce sont deux rencontres essentielles qui vont déterminer son horizon artistique et le choix de ses sujets. Arrivé à Paris, Geoffroy loge chez un couple d’instituteurs, les Girard, qui lui font découvrir le monde de l’école et de l’enfance. Dès lors, il consacrera la quasi-totalité de son œuvre à traiter ces deux thèmes. Sa vocation se confirme en 1876, lorsque l’artiste rencontre le célèbre Pierre-Jules Hetzel, éditeur de Balzac, George Sand, Victor Hugo et Jules Verne. En effet, ce dernier le fait connaître et lui prodigue aide et affection. Il lui confie les illustrations de livres pour enfants aux côtés de Gustave Doré, Gavarni ou Grandville, ce qui lui assure désormais un revenu régulier. Parallèlement à sa carrière d’illustrateur, Geoffroy expose au Salon de Paris, puis au Salon des Artistes Français de 1874 jusqu’à sa mort, en 1924. En 1890, il participe à l’exposition de l’enfance au Petit Palais, aux côtés d’Eugène Carrière et d’Auguste Renoir, renforçant ainsi sa notoriété de « peintre des enfants ».

Le Ministère de l’Instruction Publique et des Beaux-arts lui passe une commande officielle en 1893 de « cinq scènes de la vie scolaire ». Deux de ces scènes se passent en Algérie, où Geoffroy se rend en 1894-1895, et une en Bretagne.

  

- Un futur savant, 1880, Musée National de l'éducation à Rouen.

- La leçon de dessin à l'école primaire, 1895 et La maternelle, 1898, IUFM Molitor, ancienne Ecole Normale d'Auteuil.

- Le 14 juillet des petits écoliers,

- Le poisson rouge,

- Le compliment, un jour de fête à l'école, 1893, Musée de Saintes.

- L'heure de la rentrée (1883)

- En classe, le travail des petits, 1889, Musée National de l'éducation à Rouen.

François Grenier de Saint Martin (1793-1867)


François Grenier de Saint-Martin est un peintre français élève de Jacques Louis David mais aussi de Pierre Narcisse Guerin. Il expose au Salon de Paris à partir de 1810 lorsqu'il présente sa version d'Atala, jusqu'à sa mort en 1860.

Il démarre sa carrière avec des scènes Napoléoniennes mais après la Restauration il se tourne vers des scènes de genre et paysannes. De nombreuses lithographies le rendent populaire durant le 19ème siècle


  

Sulpice-Guillaume Chevalier dit Paul Gavarni (1804-1866)


Né à Paris, Sulpice-Hippolyte-Guillaume Chevalier est un aquarelliste, lithographe et dessinateur français

C'est à la suite de séjours qu'il fait dans les Pyrénées, et notamment à Gavarnie, qu'il choisit son pseudonyme : Gavarni.

Il travaille avec pratiquement toutes les revues illustrées de son époque.

Il entre au journal La Mode en 1830, puis il collabore au journal l'Artiste le journal des écrivains et des lithographes, Balzac lui demande d'illustrer son roman, La peau de chagrin

En 1832, Gavarni travaille également pour les revues Le musée des familles, la Caricature et publie un recueil de lithographies, Les Travestissements et Les Physionomies de la population de Paris, qui connaissent un grand succès auprès du public.

Il commence alors à croquer des scènes de genres dont, Une loge à l'opéra, il réalise la série Portraits d'enfants en 1832 et 1833 pour ses amis Feydeau et l'imprimeur Gihaut.

En 1837, Gavarni propose pour le journal le charivari, des séries sur la ruse féminine, Les fourberies des femmes en matière de sentiments, La boite aux lettres et Leçons et conseils. Le succès est complet, dès lors commence une longue collaboration au Charivari qui dure 10 ans.

En 1841, Gavarni illustre les volumes Les Français peints par eux mêmes publié par L. Curmer.

Il publie en 1848, chez Jules Hetzel, La vie de jeune homme et les Débardeurs.

Ce dandy parisien nous laisse une œuvre impressionnante, environ 8000 pièces.

Les français peints par eux-mêmes. Paris. Encyclopédie morale du 19e siècle, tome 2, 1840-1842.

- le maître de pension

- l'institutrice

Les gens de Paris :

- Nouveaux enfants terribles : 1, gravé par Loiseau.

-Artistes : 3, gravé par Leblanc.

Jean Ignace Isidore Gérard dit JJ GRANDVILLE (1803 - 1847)


Granville est un caricaturiste français, né à Nancy, dans une famille d’artistes et de comédiens. Le nom de «Grandville» est le nom de scène de ses grands-parents. Grandville reçoit ses premières leçons de dessin de son père, peintre miniaturiste.

À l'âge de vingt et un ans, il s'installe à Paris.

Il se fait vraiment connaître par Les Métamorphoses du jour (1828-29), une série de soixante-dix scènes dans lesquelles des personnages humains sont représentés avec une tête d'animal en situation pour un rôle dans la comédie humaine. Ces dessins sont remarquables par l'extraordinaire habileté du dessin des expressions humaines transposées sur une figure animale. Les Métamorphoses du jour suscitent, dès leur première apparition, des imitations de la part d’autres artistes, ce dont Grandville ne manque pas de se plaindre, mais ces plagiats témoignent de l’influence qu’a son œuvre sur l’évolution de l’illustration fantastique.

Le succès rencontré par ces œuvres conduit divers périodiques tels que La Silhouette, L’Artiste, La Caricature, le Charivari, à l’engager comme collaborateur et dessinateur. Ses caricatures politiques suscitent bientôt un engouement général et il devient rapidement très populaire.

Ses planches satiriques sont des charges contre ses contemporains ou des attaques contre la Monarchie de Juillet. Ses dessins déplaisent à Adolphe Thiers, qui fait promulguer, en 1835, sous le règne de Louis-Philippe une loi exigeant une autorisation préalable pour la publication de dessins et de caricatures. Après ce rétablissement de la censure, Grandville se tourne presque exclusivement vers l'illustration de livres.


- Portrait de Grandville par Émile Lassalle (1840)

- Indicatif présent

Edouard Girardet (1819-1880)


Peintre et graveur suisse.  À un âge précoce, il rejoint son frère Karl à Paris pour étudier la peinture à l'Ecole des Beaux-arts.

Depuis l'âge de neuf ans, il pratique les techniques de la gravure sur bois. A partir de 1835, il se concentre de plus en plus sur les arts graphiques. En 1836, il commence à travailler pour l’éditeur Charles Gavard sur les Galeries historiques de Versailles (Paris, 1838-49). Il fait ses débuts au Salon en 1839 avec le bain commun, où il continue à présenter des œuvres jusqu'en 1876, notamment des peintures de genre et un certain nombre de gravures et aquarelles d’après des artistes tels que Paul Delaroche, Horace Vernet et Jean-Léon Gérôme. Plusieurs de ces gravures sont publiées par le cabinet d'Adolphe Goupil. En 1857, il se consacre en grande partie à la gravure sur cuivre à Paris.

Gravure d'après un tableau d'Edouard Girardet, La contrainte par corps.

La famille de Charles-Samuel Girardet (1780-1863), peintre et graveur, vit à Neuchâtel jusqu’en 1822, date à laquelle elle déménage à Paris. De ses trois fils, Karl est celui qui passe vraisemblablement le plus de temps dans la capitale française : Paul Girardet (1821-1893) reviend s’installer plus tard, pour des raisons conjugales, à Neuchâtel ; Édouard vit très longtemps à Brienz, en Suisse. 

Karl Girardet (1813-1871)


Il est initié au dessin et à la gravure par son père.

Arrivé à Paris à l’âge de neuf ans, Karl Girardet envisage d’emblée, probablement par mimétisme familial, une carrière d’artiste. Il entre dans l’atelier de Hersent, qui passe peu après sous la houlette de Léon Cogniet, peintre prometteur qui avait obtenu le premier Prix de Rome en 1817.

À partir de 1833, Karl Girardet passe trois années consécutives en Suisse, où il s’exerce à l’art du paysage. Le peintre affiche ainsi dans les années 1830 deux genres de prédilection : la peinture d’histoire ou de genre historique.

C’est au tournant des années 1830 et 1840 que Girardet passe le plus de temps sur les routes, où il gagne sa réputation de peintre voyageur. Il part à Venise en 1838, à Rome en 1840, puis à Naples en 1842, enfin en Égypte à la fin de cette même année. De son voyage en Égypte, il rapporte une abondante documentation iconographique, qu’il utilise en publiant des dessins orientalisants dans le Magasin pittoresque. À cette époque Karl Girardet est quasiment un dessinateur attitré de l’hebdomadaire. Sa participation ne se limite pas aux sujets égyptiens : il fournit également, avec son frère Paul, nombre de vues d’Italie et de Suisse, ainsi que des scènes de genre moralisantes.

Karl Girardet devient l’un des illustrateurs favoris de l’éditeur Mame en 1842.

Girardet semble être par ailleurs sinon le favori, du moins l’un des artistes que Louis-Philippe a comblé de ses commandes. A la fin de la monarchie de Juillet, il s’exile à Brienz pour une période qui reste toutefois indéterminée. Ses œuvres, en tout cas, reparaissent au Salon de Paris dès les années 1850.

À partir des années 1860,  le peintre se consacre presque entièrement au paysage.

Karl passe la fin de sa vie à Paris et meurt en 1871, de faim et de froid, dans la capitale assiégée durant la Commune.

Artistes de F à H

Emma Herland (1855-1947)


Née à Cherbourg, Emma Herland s’installe en Bretagne lorsque son père, pharmacien de la Marine, est muté à Brest. Elève  de Georges Alexandre Fisher, de Benjamin Constant, et de Jules Lefebvre, elle hérite d’un style à caractère académique. Dès 1879, Emma Herland se fait remarquer pour ses qualités d’artiste lors d’un envoi au Salon des Artistes Français. Dès lors, elle parvient à vivre de sa peinture et son succès est croissant jusqu’en 1914. Elle meurt le 5 janvier 1947 à Quimper, laissant derrière elle de nombreuses œuvres aujourd’hui dispersées dans les collections publiques et privées.

  

- Le musicien

- La classe

Friedrich Peter Hiddemann (1829 -1892 )


Friedrich Peter Hiddemann est un peintre et lithographe allemand. C'est dans sa ville natale de Düsseldorf qu'il suit une formation de lithographe et qu'ensuite il étudie à l' Académie des Arts. Il est là, entre autres, un élève de Theodor Hildebrandt et Wilhelm von Schadow.

A la fin de ses études, en1856, il voyage à travers la France , la Belgique et les Pays-Bas.

Après des premiers travaux plus dominés par les sujets historiques, il se tourne vers la peinture de genre. En dépit de quelques cas de composition simple Hiddemann conçoit ses peintures pleines d'atmosphère et ne manquant pas d''humour.

Hiddemann peint souvent des scènes folkloriques de son pays natal la Westphalie. Il illustre des livres.

Plusieurs de ses peintures sont gravées pour une plus large diffusion.

  

Richard Hall (1860-1942)


En découvrant la Bretagne, Richard Hall ne peut s’empêcher de penser à la Carélie, province orientale de sa Finlande natale, qui a alors en commun avec le Finistère ses paysages désolés et ses mœurs d’autrefois. Dans les années 1880, la peinture académique intègre le réalisme pour représenter fidèlement le peuple dans son milieu naturel. Ce courant officiel dit « naturaliste » connaît alors un grand succès et va légitimer le message idéologique de « liberté-égalité-fraternité » cher à la IIIe République.

- La Classe manuelle. Ecole de petites filles (Finistère), Musée des beaux-Arts de Rennes.

  

Ralph Hedley (1848-1913 )


C'est un peintre anglais réaliste, sculpteur et illustrateur, plus connu pour ses peintures représentant des scènes de la vie quotidienne dans le Nord-est de l'Angleterre.

Il est né le 31 Décembre 1848 en Gilling près de Richmond, nord Yorkshire. Âgé d'environ 13 ans, il est apprenti chez Thomas Tweedy dans ses ateliers de sculpture. Il étudie simultanément l'art et le design à l'école de gouvernement à Newcastle et dans les cours du soir de William Bell Scott.

Après avoir fini son apprentissage, Hedley fonde une entreprise de sculpture sur bois, tout en produisant aussi des lithographies pour la presse locale. Son tableau «Le vendeur de journaux» est accepté en 1879 à la Royal Academy où il exposera une cinquantaine de tableaux jusqu'en 1904.

Avec Henry Hetherington Emmerson et Robert Jobling, ils fondent en 1884, le Bewick Club qui encourage et expose le travail des artistes locaux du Nord-est.

Il est membre de la Royal Society of British Artists. Il devient président de la Bewick Club et vice-président de la South Shields Art Club.

Aujourd'hui, les peintures de Hedley sont appréciées pour la représentation de la vie quotidienne en Tyneside à la fin du 19ème et au début du 20ème siècle.

Victor Gabriel Gilbert (1847-1933)


C’est un peintre français, né à Paris en 1847. Il expose et se fait remarquer au Salon de Paris dès 1873. Deux sujets marquent son œuvre : le monde du travail et celui de l’enfance.

Témoin de son temps, Victor Gilbert s'intéresse à la stature et fierté des travailleurs dans les Halles, aux marchés de Paris et de la province.

Les critiques de l’époque disent de lui « La peinture de Victor Gilbert chante le travail au grand jour (...) elle n’exalte que les labeurs honnêtes. Elle est vivante et bien moderne, pleine d’exubérance et de force, avec des raffinements et des délicatesses de tons d’une habilité et d’une souplesse qui sentent la maîtrise. »

Victor Gilbert aime tout autant peindre la fraîcheur et gaîté de l’enfance à Paris ou en province. Ses couleurs sont paisibles, reposante aux harmonies heureuses. Durant cette période, enfin le statut de l’Enfant évolue ... Le mariage arrangé fait place petit à petit au mariage par Amour, qui va sacraliser le nouveau né. Victor Gilbert peint remarquablement cette période de l’enfant Roi… qui croise celui qui mendie.

Alfred Guillou (1844-1926)


Alfred Guillou, né à Concarneau, est un peintre français.

Il reçoit ses premières leçons de dessin du lithographe Théodore Lemonnier qu'il rencontre à Concarneau en 1860. Sur ses conseils il s'installe à Paris en 1862 où il fréquente quelque temps l'Académie Suisse et poursuit sa formation avec Alexandre Cabanel. C'est là qu'il fait la connaissance de Jules Bastien-Lepage, Fernand Cormon et Théophile Deyrolle.

Il débute au Salon de 1868 avec son Jeune Pêcheur breton, puis retourne dans sa ville natale. D'inspiration naturaliste, ses sujets de prédilection sont empruntés à la vie quotidienne du port de pêche souvent traités sur de grands formats, comme Les Sardinières de Concarneau (1896) du musée des beaux-arts de Quimper, ou encore le Débarquement du thon à Concarneau (1902) au musée d'art et d'histoire de Saint-Brieuc.

Avec son ami Théophile Deyrolle qui épouse sa sœur Suzanne, Alfred Guillou est à l'origine d'une colonie d'artistes établie à Concarneau. Comme celle établie à Pont-Aven, elle exerce une influence sur de nombreux artistes pour qui les mœurs et les traditions séculaires du peuple breton représentent à leurs yeux une forme de primitivisme : Léon Joubert, François-Alfred Delobbe, Antonin Mercié, mais aussi Jules Bastien-Lepage, Pascal Dagnan-Bouveret, etc

  

Johann Peter Hasenclever (1810 –1853)


Peintre allemand

Tôt attiré par les scènes de genre, il s'oppose rapidement à la peinture d'histoire idéalisante de son maître, W. von Schadow. Il se sépare donc de l'Académie (1827), mais, après une brève activité de portraitiste à Remscheid, il revint à Düsseldorf en 1832 auprès de F. Hildebrandt. Après ses premiers tableaux de genre à un personnage, il se met à peindre en 1835 des thèmes populaires plus vastes, scènes d'atelier ou d'auberge, satires de la vie bourgeoise qui lui valent un grand succès. Un séjour à Munich (1838-1842) et un voyage en Italie du Nord améliorent son coloris, rendent sa facture plus fluide et plus lumineux le modelé des formes. Hasenclever voit à Munich un tableau de Wilkie (l'Ouverture du testament, 1820), qui confirme son penchant pour l'anecdote. Son art reste dans la lignée de la peinture hollandaise du xviie s. et de la peinture anglaise de Hogarth (Job im Examen, 1837-1840, Munich). Il se caractérise par ses effets de lumière artificielle dans des intérieurs (Cabinet de lecture, musées de Berlin) et par son intérêt pour l'expression physionomique. Son ironie l'emporte sur la sentimentalité Biedermeier, qu'il parodie légèrement avec la Sentimentale (1846, Düsseldorf, K. M.), et conjugue richesse des détails et luminosité joyeuse (Autoportrait à la coupe, 1851, Düsseldorf, Städtisches Museum)

(Cet article est extrait de l'ouvrage Larousse « Dictionnaire de la peinture »)

  

- Les écoliers facétieux, 1872

- Le maître d'école, 1860

  

Frank Holl (Francis Montague Holl) (1845-1888)


Frank Holl, est né à Londres d'une famille de graveurs. Peintre portraitiste, il fait ses études principalement à l'University College School.

Entré en 1860 aux Royal Academy écoles comme stagiaire dans la peinture, il y progresse rapidement. Il obtient une médaille d'argent et une médaille d'or, et expose pour la première fois en 1864.

En 1869, il est recruté en tant qu'artiste par le graveur et réformateur social Luson William Thomas pour travailler sur son journal nouvellement fondé The Graphic.

Son zèle insatiable pour les travaux de toutes sortes commence tôt mais porte atteinte à sa santé.

Ses peintures et gravures de pauvres, y compris des enfants affamés et des veuves en pleurs dans les intérieurs de maisons spartiates, sentimentales, sont à l'époque considérées comme des chefs-d'œuvre du réalisme social.

En 1880, la vente de tableaux de scènes sur la mort et la misère devenant plus difficile, Holl abandonne la peinture "d'images sentimentales morbides" pour le portrait.

Holl, submergé par les commandes, qui n'a jamais eu une constitution forte, ont des conséquences.

En 1886, il réalise un portrait de Millais, mais sa santé décline rapidement et il meurt à Hampstead, au nord de Londres, le 31 Juillet 1888.

A la mort de Holl, Watts écrit à sa veuve: "Je vous prie de croire que personne n'a eu une plus grande admiration pour le génie de votre mari". Ironie du sort, c'est le surcroit de travail donné par Watts qui a contribué à tuer le jeune artiste.

  

Julius Geertz 1837-1902)


Julius Geertz né à Hambourg , est un peintre Allemand de l' école de Düsseldorf.

Geertz commence là ses études artistiques parmi les frères Günther et Martin Gensler, puis est allé à Karlsruhe où Adolf des Coudres devient son professeur. En 1860, il revient à Düsseldorf, pour rejoindre l'atelier de Rudolf Jordan.

En 1864, il étudie à Paris les œuvres de maîtres anciens, et de là va en Bretagne et en Hollande.

Il se fixe à Düsseldorf, où il peint des scènes de genre humoristiques de la vie de la population et les activités de la jeunesse. Un bon dessin et une excellente couleur et souvent un humour délicieux caractérisent ses œuvres. Geertz est un membre de la paintbox Artists Association.

  

Norbert Goeneutte (1854-1894)


Norbert Gœneutte, né à Paris le 23 juillet 1854 et mort le 9 octobre 1894 à Auvers-sur-Oise, est un artiste peintre, graveur et illustrateur français

Il entre à l'École des beaux-arts de Paris dans l'atelier d'Isidore Pils, qui meurt en 1875. Son remplaçant, Henri Lehmann, n'est pas apprécié par les élèves qui écrivent à Édouard Manet pour recevoir son enseignement. Ce dernier refuse, une partie reste avec Lehmann. Gœneutte s'installe alors dans l'atelier qui fut celui de Deveria. Il fréquente le restaurant Chez le père Lathuille de l'avenue de Clichy avec son ami Georges Rivière et y rencontre Édouard Manet ainsi qu'Émile Zola, et un ami commun, le graveur Marcellin Desboutin, qui va l'initier à son art. Il y rencontre également Edgar Degas, Pierre-Auguste Renoir qui le fait poser rue Saint-Georges pour ses tableaux du Bal du moulin de la Galette, de La Balançoire et de La Tonnelle. Son meilleur ami est Henri Guérard, qui a épousé Eva Gonzalès, élève et modèle de Manet. Guérard et Norbert publie des gravures dans Paris à l'eau-forte (1876).

En 1878, il fait la connaissance du collectionneur Hippolyte Fortin, dont il fait deux portraits. Il se rend à Londres en 1880. Il adhère à la Société des peintres-graveurs, créée par son ami Henri Guérard avec Félix Bracquemond à l'automne 1888. Il expose à l'Exposition universelle de Paris de 1889 cinq toiles et voyage à travers la France et à l'étranger. Le docteur Paul Gachet lui conseille de s'installer à Auvers-sur-Oise en 1891, où il va retrouver tous les artistes qui gravitent autour de Charles-François Daubigny depuis 1861.

Graveur hautement qualifié, il maîtrise toutes les techniques et, entre 1871 et 1894, grave plus de deux cents œuvres.

Gœneutte, mort le 9 octobre 1894 des suites de la tuberculose, repose près des frères Van Gogh dans le cimetière d'Auvers-sur-Oise.

John Henry Henshall (1856-1928)


John Henry Henshall, généralement connu sous le nom Henry Henshall est un peintre et graveur anglais né à Manchester, et un membre de la Royal Watercolour Society.

En quittant l'école, Henry qui préfère son deuxième prénom à celui de John, suit l'enseignement de William Jabez Muckley à la Manchester School of Art.

En Mars 1876, il voyage à Londres pour rejoindre l'école d'art de South Kensington, puis en juin l'Académie royale sur la recommandation spéciale d'Edward Poynter. En 1880, il reçoit une médaille d'argent de l'Académie royale pour une peinture d'un chef de la vie.

Bien que Henshall a peint des huiles, il est principalement un aquarelliste, élu associé de l'RWS en 1883, et devient l'un des quarante membres à part entière de la Société en 1897. Un thème favori du travail de Henshall est le contraste entre l'innocence de l'enfance heureuse, sans soucis, et les tribulations de la vieillesse. Il ne craint pas d'aborder des sujets inconfortables et des tableaux réalistes de la vie ordinaire qui sont tout à fait inhabituels pour les peintres de l'époque victorienne.

Henshall est mort en Bosham, près de Chichester, le 18 Novembre 1928.

  

- Achats à la fenêtre, aquarelle

- La règle de trois, aquarelle

- Les vacances d'été, huile, 1898

- Enfants studieux, 1905

- Ceci est la façon dont nous allons à l'école, aquarelle.

- La leçon de dessin, aquarelle

- La maîtresse