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Les maîtres, et c'est un leitmotiv des autorités, doivent être décents et modestes dans leur extérieur.



Dans l'ancien régime, on recommande aux régents de rester coiffés de leur couvre-chef pendant tout le temps de la classe, ou de le déposer en face d'eux, sur leur tribune, à la vue du public, comme insigne de leur autorité souveraine. Dépossédé de celui-ci, il deviendrait un être anonyme comme un curé sans soutane. Les cheveux doivent être courts. Dans le Nord, il porte une culotte courte, des bas et des souliers à boucles, un froc ou une casaque à longue queue, le tout noir avec sur la tête un bicorne orné d'un galon d'argent.

Certains maîtres n'hésitent pas à faire la classe en chemise et bonnet de nuit.


De même sous le second Empire, l'instituteur, tout de noir, est vêtu d'un pantalon, d'un gilet, d'une redingote et d'une casquette, à l'image de son supérieur hiérarchique, le curé.

Le journal de classe


Le journal de classe est un registre destiné à recevoir, jour après jour, la préparation écrite et résumée des matières enseignées aux élèves.

La tenue de ce registre est obligatoire depuis 1866. Fourni par la commune, il fait partie des archives de l’école, et, en cas de changement, il est remis par l’instituteur à son successeur.

Tous les soirs l’instituteur doit inscrire le résumé des exercices et des leçons du lendemain. Dans les écoles pourvues d’adjoints, les registres de ces derniers sont soumis, chaque matin, une demi-heure avant l’ouverture de la classe, au visa du directeur, qui s’assure que les leçons et les devoirs sont bien en harmonie avec l’emploi du temps.

 «L’instituteur qui ne prépare pas les matières de son enseignement perd beaucoup de temps à chercher pendant la leçon, dans des livres ou des cahiers, les textes à faire lire ou à expliquer, les devoirs d’arithmétiques ou de français à dicter, et il s’expose à les mal choisir. Les élèves, qui restent eux-mêmes oisifs se dissipent, s’agitent, et la discipline est en souffrance. Le maître au contraire, qui n’entre dans sa classe que quand tous les matériaux ont été préparés à tête reposée, peut suivre sans peine les différents exercices et en tirer tout le fruit possible pour les progrès de l’école.»

(Circulaire ministérielle du 8 novembre 1871)

Les instituteurs, l'assiette au beurre par Lucien Emery :

- ça vous porte des chapeaux à plumes et ça n'a pas le sou pour payer ce qu'elle achète!...

- Journal des instituteurs

- Agenda de l'instituteur

- Calendrier mensuel Armand Colin et Cie, 1891-1892

- Le livre des instituteurs, de Joseph Soleil, 1927, appelé code Soleil

Le journal de classe


L’instituteur doit étudier chaque jour et d’avance les leçons qu’il va faire, en les préparant à tête reposée et en calculant pour ainsi dire leur portée possible sur l’ensemble de la classe et sur chaque élève en particulier.

La préparation de la classe permet de gagner du temps. Ce n’est pas seulement réviser la leçon à donner, prendre des notes hâtives pour aider sa mémoire et suppléer son manuel. Bien plus que cela, c’est faire, avant chaque journée, une sorte d’examen de conscience, c’est-à-dire se faire une notion exacte de la tâche à accomplir, et rechercher sans cesse en soi-même si l’on peut mettre en œuvre des moyens nouveaux. (Le livre des instituteurs, Joseph Soleil, 1927)

  

Premier journal de classe, année scolaire 1867-1868

"Quelques-uns portaient la toque noire et la redingote austère ; quelques autres, pensant que l'habit fait le moine, s'affublaient d'un costume spécial, parfois extravagant ; mais l'instituteur-tisserand, l'instituteur-tonnelier demeuraient fidèles à la blouse, aux sabots, au bonnet tricoté." (L'instituteur par Ernest Perochon)


 Documents

Le maître


1. La tenue et l'équipement du maître

- Académie de Toulouse, département de l'Aveyron, commune de Belcastel.

Journal de classe destiné à la préparation quotidienne des exercices et devoirs à donner aux élèves, précédé d'un mémento contenant le calendrier pour 1870. Empire français, grands dignitaires.

Edition conforme au modèle prescrit par arrêté de S.E. le Ministre de l'Instruction publique en date du 17 avril 1866.

Année scolaire 1870.