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1. L'imagerie

Naguère, dans les écoles rares, la seule imagerie consistait en coloriages religieux et en cartes de géographie pendues aux parois.

Devant la pauvreté de l'imagerie à l'école, Jules Ferry crée en 1879 la Commission de la décoration des écoles.

Ferdinand Buisson insiste sur ce besoin : Ne conviendrait-il pas de réformer l'imagerie scolaire et enfantine, d'en tirer tous les services qu'elle peut rendre indirectement à l'instruction populaire? Serait-il impossible de substituer aux grossières enluminures, aux images niaises, aux bons points et aux accessits en papier gaufré, une ou plusieurs séries de récompenses consistant en bonnes gravures de grandeur différente, depuis celle qui servirait de récompense hebdomadaire jusqu'à la grande feuille reproduisant, par exemple, un des chefs-d'œuvre de la chalcographie du Louvre, qui serait donnée en prix, et qui, soigneusement conservée dans les familles, introduirait dans les plus humbles demeures comme un reflet des musées? J'ai l'honneur de vous demander de vouloir bien soumettre à une commission spéciale l'étude des diverses questions qui se rapportent à ce qu'on pourrait appeler l'enseignement par l'image dans l'école ou dans la famille.

  

"Je voudrais que les murailles de nos 70 000 écoles fussent couvertes, du haut en bas, d'images. De l'école elles seraient passées dans la chaumière."

                                                                                                                                                                                Victor Duruy

  

- Le semeur, liyhographie de P. Bineteau, Librairie de L. Hachette rue Pierre Sarrazin à Paris, vers 1830.

Les efforts restant vain, Jules Ferry par arrêté du 27 mai 1880 institue cette commission, sous le nom de Commission de la décoration des écoles et de l'imagerie scolaire. Ses travaux, qui embrassent, non pas seulement l'imagerie proprement dite, mais encore la décoration murale des écoles et lycées, la constitution des petites collections artistiques pour les musées scolaires, et l'emploi des projections lumineuses comme moyen d'enseignement, sont résumés dans un rapport au ministre en date du 11 avril 1881 :

La première révélation de la beauté qui se fait à l'enfant, dit le rapporteur, Charles Bigot, se fait par les yeux ; c'est toujours par les yeux que nous recevons de la beauté l'impression la plus forte et la plus sûre.

« Cette éducation artistique se donne directement Far l'enseignement du dessin, qui met en œuvre et œil et la main, qui habitue à mieux voir et à voir surtout dans tous les objets ce qui est essentiel et caractéristique. Mais l'éducation artistique d'un individu ou d'une race ne se fait pas seulement par l'étude du dessin ; elle ne se fait pas seulement par l'effort imposé à chaque enfant de reproduire des contours, de rendre sensibles des reliefs, de copier de beaux modèles. Elle se fait aussi, et la commission oserait presque dire, elle se fuit surtout par la vue incessante de beaux ouvrages….

« Ce n'est donc pas assez d'enseigner le dessin dans les écoles : il faut encore faire de l'école elle-même un musée, une sorte de sanctuaire où règne la beauté aussi bien que la science et la vertu. Il faut que l'enfant vive entouré de nobles ouvrages qui sans cesse parlent à ses yeux, éveillent sa curiosité, élèvent son âme ; il faut que tout l'y entretienne de formes harmonieuses, l'y enveloppe de joie et de sérénité ; il faut que l'art vienne à lui pour ainsi dire de toutes parts comme l'air ambiant qu'il respire, afin que de ces sources délicieuses, suivant l'expression du poète, chaque jour la vie et la beauté descendent dans son cœur. 

Il insiste sur l'importance de la petite imagerie manuelle :

L'une des voies les plus fécondes qui soient offertes à l'éducation publique pour répandre le culte du beau, ce sont les bons points, distribués chaque semaine aux élèves dont le travail a été satisfaisant ; ce sont aussi les prix et les accessits décernés le jour de la distribution solennelle, à la fin de l'année scolaire. Pourquoi ne distribuerait-on pas de temps en temps désormais, comme prix, des albums d'estampes ; comme accessits, des estampes ?

Déjà les bons points sont partout des images. L'enfant les rapporte à la maison. La famille entière les examine et se réjouit à regarder l'image, en même temps qu'elle s'instruit à lire la légende qui y est jointe. Souvent l'image est avec un clou accrochée à la muraille blanchie à la chaux : ce n'est pas l'enfant seulement qui profite de cette leçon de goût, c'est la maisonnée tout entière, grands et petits.

On a vu l'imagerie la plus médiocre entretenir et fortifier des légendes, exercer une action populaire, et même politique. Que n'est-on pas autorisé à espérer, pour la culture intellectuelle du pays, pour son progrès moral, d'une imagerie véritablement artistique introduite dans l'école et de là se répandant dans toutes les familles !

Après examen des propositions faites par des artistes ou des éditeurs, la Commission se trouve souvent dans la nécessité de refuser son approbation aux spécimens. Tantôt les légendes scientifiques ou historiques renferment trop d'erreurs ; plus souvent encore c'est l'exécution artistique qui se trouve vraiment par trop insuffisante. Les couleurs des cartes ou des tableaux sont criardes ou brutales ; les compositions empruntées à l'histoire ou à la vie familière, d'un dessin trop incorrect, d'un barbouillage trop hideux. Elle tient à dire aux éditeurs qu'ils se trompent, en appelant, en général, de préférence des artistes médiocres à composer des modèles qu'ils destinent à l'imagerie de nos écoles. Sans doute, les artistes de valeur voudront être payés plus cher ; mais aucun artiste n'a trop de talent pour servir de maître à l'enfant. Elle pense que les éditeurs se trompent aussi en cherchant la complication des couleurs dans la chromolithographie ou la chromotypie ; des teintes plates en petit nombre, franches et choisies avec goût, approcheront plus près de l'art qu'aucun bariolage de couleurs. Les Japonais l'ont bien montré.

Si la Commission a dû constater l'insuffisance de la plupart des modèles qui lui ont été présentés, elle ne s'effraie pas toutefois de cette insuffisance. Rien ne serait plus injuste que de juger ce qui sera bientôt, d'après ce qui est. L'introduction de l’art dans l'école, sous la forme de l'image, est encore chez nous presque une nouveauté. La Commission est persuadée que le mouvement imprimé ira vite en croissant. Elle invite nos éditeurs classiques à se mettre à l'œuvre. Elle a confiance dans l'intérêt bien entendu pour stimuler leur zèle.


Voici le texte des résolutions de la Commission concernant l'imagerie scolaire :

 I. L'imagerie scolaire comprend les estampes ou photographies destinées à être distribuées comme prix, accessits, bonnes notes, bons points ou autres récompenses.

 II. Ces estampes ou photographies pourront être commandées directement ou choisies parmi les spécimens présentés par l'industrie privée.

 III. Une commission spéciale et permanente est chargée d'examiner ces derniers au point de vue des souscriptions dont ils pourront être l'objet de la part du ministère de l'instruction publique. La Commission indiquera aux artistes et aux éditeurs dans quel sens leurs efforts devront être dirigés.

 IV. Chacune des estampes ou photographies adoptées par la Commission pourra être revêtue de la mention : Honorée d'une souscription du ministère de l'instruction publique, à la condition, toutefois, de joindre à cette mention la date à laquelle la souscription aura été accordée.


 Prix et accessits.

 1° Les estampes et photographies destinées aux prix et aux accessits devront reproduire, autant que possible, des œuvres d'art consacrées par l'admiration générale. On s'attachera, de préférence, aux compositions qui unissent l'intérêt du sujet à la perfection du style ;

 2° Les prix consisteront en un portefeuille renfermant plusieurs estampes, ou bien en une estampe unique destinée à être encadrée ;

 3° A côtés des chefs-d'œuvre de la peinture, on admettra ceux de l'architecture, de la sculpture ou des arts décoratifs. Ces dernières reproductions devront, de préférence, être appropriées aux industries d'arts spécialement représentées dans chaque région:

 4° Les accessits comprendront des estampes en plus petit nombre ou d'un format plus réduit.


 Bonnes notes et bons points.

 Dans le choix des bonnes notes et des bons points, on tiendra compte principalement des besoins de l'enseignement et de l'éducation.


Cette sorte de codification se heurte à la résistance des éditeurs qui ne voient que leurs profits, et, il faut bien le dire, à l'indifférence du corps enseignant. L'exposition d'imagerie scolaire qui a lieu en 1881 au Trocadéro n'eut aucune suite immédiate. (Dictionnaire Buisson)

  

Tableaux d'histoire de France


Planches murales, Enseignement par les yeux, Histoire de France, par Eug. Ronjat, Hachette et Cie Paris:

- Première séance des Etats Généraux, lithographie d'après Allaux,

- L'Empereur Charlemagne dictant ses capitulaires, d'après Ary Scheffer

- Louis XV à la bataille de Fontenoy, litho d'après H. Vernet.

- Bataille d'Isly gagnée sur les marocains, d'après Horace Vernet.

- Clovis à la bataille de Tolbiac, d'après Ary Scheffer.

- Le général Bonaparte touchant les pestiférés à Jaffa, d'après Gros.

- Godefroy de Bouillon proclamé roi de Jérusalem, d'après Ruadrazzo.

En 1879, Hachette confie à Eugène Brouard, inspecteur général, la confection d'une histoire de France. 20 sujets d'après les peintres les plus renommés, qui diffuse en chromolithographie les grandes références de la peinture d'histoire, tels qu'Ary Scheffer, Horace Vernet, Auguste Vinchon, J.V. Schnetz ou Alphonse de Neuville. Une série de douze hommes illustres, de Charlemagne à Parmentier, en passant par Duguesclin, Gutenberg, Jeanne d'Arc…

De belle facture, ces productions sont alors trop luxueuses pour connaître une large diffusion.

Un Comité permanent, chargé d'examiner les spécimens présentés, est institué, selon le vœu de la Commission, par arrêté ministériel du 1er juillet 1881. Il se compose alors de sept membres, sous la présidence du statuaire Eugène Guillaume, de l'Institut. Mais l'abondance et la variété des sujets ayant fait sentir la nécessité d'un plus grand nombre de juges compétents, un nouvel arrêté du 18 juillet 1882 reconstitue ce Comité, qui se compose de dix neuf membres.


C'est alors que l'industrie privée, sollicitée par ces juges, essaye de réaliser les vœux émis.

En 1896, la maison Larousse publie les estampes d'E. Moreau Nélaton, Le Vin, Le Bois, Le Blé, Le Trousseau…, série qui n'a pas rencontré la faveur publique.

En 1898, l'imprimeur Charles Verneau produit quatre affiches en couleurs d'Hélène Dufau, qui illustrent les préceptes : Aidons-nous mutuellement, Aimez vos parents, Mieux fait courage que force, Pas de moisson sans culture.

Enfin, quoique dans un autre esprit, qui ne visait pas tout d'abord à la décoration de l'école, un autre imprimeur, frère du précédent, Eugène Verneau, commence les séries de Henri Rivière, Les Aspects de la nature, Les Paysages parisiens, La Féerie des heures, que suivent Au Vent de Noroit, Le Beau Pays de Bretagne.

 

Le 24 septembre 1899, une circulaire de M. Georges Leygues, ministre de l'instruction publique, essaie de stimuler l'indifférence où sont retombés les membres du personnel enseignant. On distribue les paysages en couleur d'Hugo d'Alesi, et un inspecteur général, M. Foncin, attache son nom à une série du même genre avec des notices géographiques.


Le premier grand succès de l’édition d’affiches scolaires est la série quarante-quatre cartes murales, dessinées sous l’impulsion de Paul Vidal de La Blache et publiées chez Armand Colin qui devient le premier éditeur à s’investir massivement dans ce domaine.
Les instituteurs plébiscitent cette série dont la livraison s’effectue avec une notice et des questionnaires destinés aux élèves, constituant un véritable cours « clef en main ». Les cartes Vidal de La Blache connaissent un grand succès et une belle longévité, elles seront éditées jusqu’en 1966.

  

Tableaux Paul Ruty

 

Librairie Armand Colin, 1925.

(Chromolithographie encollée sur carton bordé toile avec oeillets de suspension)

Collection de 12 estampes exécutées par chromolithographie d'après les peintures de Ruty destinées aux écoles maternelles et classes enfantines.

Dans cette collection : La vendange - Les semailles - Le feu - L'hiver - La maison - La rivière - La mer - La ferme - La moisson - Le moulin - La forêt - La famille.

En juin 1904, l'Association générale de la Tresse de l'enseignement, se réunit en congrès à Paris pour y traiter de l'Imagerie scolaire et discuter les propositions suivantes :

1° Comment la décoration, l'illustration, la leçon du maître peuvent-elles contribuer au développement du beau ? 

L'assemblée adopte les résolutions suivantes :

 I. — L'éducation par l'image doit tendre, dès le début, au développement chez l'enfant des facultés d'observation et du sentiment.

 II. — La décoration et l'imagerie scolaires doivent donc tenir compte de l'état de développement de l'enfant et être appropriées à son âge et à ses facultés.

 III. — Il convient avant tout de mettre sous les yeux des enfants des œuvres originales d'une exécution sincère et simple.

 IV. — La reproduction exacte des chefs-d'œuvre consacrés de l'art peut graduellement contribuer à l'éducation de la jeunesse.

2° La décoration doit-elle être permanente ou mobile ?

Sur cette deuxième question, l'assemblée formule ainsi son opinion :

Les cartes, tableaux d'enseignement servant aux leçons du maître, sont des instruments d'instruction et ne doivent pas être confondus avec les œuvres artistiques de décoration scolaire.

Le système de décoration mobile est souvent préférable avec alternance et interruption de façon que l'œil de l'enfant se repose, que son attention renaisse, que son désir s'éveille et que son émotion se renouvelle,

Il fut ensuite question des cahiers et des livres.

 Pour les livres, dit le Congrès, il convient de distinguer entre l'illustration documentaire et l'illustration originale.

La première doit être d'une exactitude rigoureuse par rapport au texte auquel elle s'applique ; il est nécessaire, de plus, qu'elle soit présentée aux yeux de l'enfant dans une harmonie de disposition qui soit elle-même une leçon de goût.

La seconde doit s'inspirer des caractères de sincérité et de simplicité recommandés par la décoration scolaire.

La couverture des cahiers peut être, distinctement ou conjointement, ornementale et instructive ; lorsqu'elle comporte un sujet d'enseignement, elle doit toujours conserver un caractère artistique.

Quelques congressistes préconisent l'usage par sélection des cartes postales illustrées. Cette, initiative parait susceptible d'être recommandée, et l'assemblée adopte les résolutions suivantes :

L'usage des cartes postales peut être recommandé, sans exclure cependant l'image scolaire, qui peut être, en même temps qu'un encouragement et un facteur de moralisation, un élément de décoration dans l'école et la famille. Les cartes postales et les images scolaires doivent, autant que possible, comporter une légende explicative.

Il y a lieu de recommander la pratique suivie par certaines écoles dans lesquelles les élèves réunissent en commun, sur un album et sous la direction de leurs maîtres, les cartes postales de diverses natures qui leur sont adressées individuellement ou qu'ils ont eux-mêmes réunies.

Le même procédé pourrait être utilement appliqué aux images scolaires et constituerait un petit musée pour l'école. Les albums ainsi formés pourraient être communiqués d'école à école et constituer ainsi une sorte de musée circulant.

Le Congrès adopte, comme conclusion de principe :

 Il y aurait lieu d'établir, par une collaboration volontaire entre les artistes et les éducateurs, un accord sur le choix des sujets qui peuvent convenir à la décoration et à l'imagerie scolaires.

 

L'exposition qui est ouverte en même temps contient des Chefs-d'œuvre de l'art en couleurs (librairie Armand Colin), des images géographiques (librairies Hachette, Delagrave, Belin), des tableaux historiques (Armand Colin), des collections de photographies des musées d'Europe (Buloz), des frises enfantines de M. Barberis, une première série d'Henri Rivière (Eugène Verneau), les tableaux intuitifs de G. Moreau (Larousse), les estampes de Moreau-Nélaton (Larousse), les quatre affiches de Mlle Dufau (Charles Verneau).

  

En 1905, le ministère de l'instruction publique, se décidant à agir, commande des maquettes d'imagerie scolaire à des peintres : J.-P. Raffaelli, M. Dabadie, André Dauchez, Lucien Simon, Augustin Hanicotte, René Ménard, G. d'Espagnat, E. Wéry, Henri Martin, Jules Adler, Ernest Laurent…

Ces maquettes ont été confiées à l'imprimeur Eugène Verneau,  mais des difficultés lithographiques ont interrompu la publication.

  

La Société nationale de l'Art à l'école s'est fondée en février 1907, suites aux principes suivants : Faire aimer à l'enfant la nature et l'art, rendre l'école attrayante, avec ces moyens d'action : Embellissement des locaux scolaires, décoration permanente ou mobile de l'école, diffusion de l'imagerie scolaire appropriée à l'âge et aux facultés de l'enfant, et son initiation à la beauté des lignes, des couleurs, des formes, des mouvements et des sons.

En ce qui concerne plus particulièrement l'imagerie, on peut dire que la société fait sien le programme intégral voté par la Commission de 1880. Elle institue une sous-commission d'examen devant laquelle passent les produits de plus de trente éditeurs. Comme en 1880, peu trouvent grâce à ses yeux. Mais on peut ajouter que, depuis cette fondation, l'imagerie scolaire prend une orientation nouvelle. La Société émet des vœux en faveur de l'estampe en couleurs, établit ses proportions à l' « échelle » des murailles, la base de ses enseignements, lance des circulaires où elle énumère les sélections issues de ses délibérations. Ne se bornant pas à la théorie, son action immédiate est des plus réelles. Elle parvient à faire reculer les chromolithographies quasi-officielles de Hugo d'Alesi, qui déforment la nature par trop de joliesse et de préciosité, y substitue celles de Henri Rivière qui la font comprendre avec plus de vérité, lutte avec raison contre l'encombrement des murs, l'apposition permanente des tableaux anti-alcooliques et physiologiques, « lesquels ne doivent paraître, pour conserver leur efficacité, qu'au moment de la leçon ».

La direction de l'enseignement primaire du ministère dispose d'un crédit de 3000 francs « pour achats d'images scolaires ». A l'instigation de la Société, ce crédit est porté à 5000 francs, et chaque grande cité vote des fonds à cet usage. La Société fait intercaler un chapitre spécial de « décoration scolaire » dans les catalogues de fournitures gratuites de la Ville de Paris ; le directeur de l'enseignement de la Ville la charge, dès la première année, de répartir, pour une somme assez considérable, dans les écoles que ses commissaires ont visitées, des estampes choisies par elle, et la même action, la même influence s'étendent sur le territoire entier et même aux colonies, par le travail de ses filiales.

Les éditeurs qui s'inspirent et se subordonnent à cette action produisent d'intéressantes choses : Hachette, avec ses Chefs-d'oeuvre des grands maîtres, réduits en couvertures de cahiers ; Larousse avec les Saisons de Grasset, en cahiers également ; Laurens avec un album d'Auriol ; Buloz avec une série nouvelle, Sites et monuments, qui fait suite à l'Histoire de l'Art ; le Touring-Club, qui édite deux Manuels, de l'Arbre et de l'Eau, parfaits de tendances et d'exécution (mais une pancarte moins bonne d'esthétique), Eugène Verneau, avec ses estampes d'Adler, Hanicotte, Lucien Simon, Truchet, Steinlen, qui complètent si heureusement et si diversement le bouquet magnifique de Henri Rivière. La Société en provoquera d'autres, qu'elle étudie chaque jour.

Les Congrès nationaux qu'elle tient à Lille en 1908 et à Nancy en 1909, ses cinq expositions de 1907, 1908, 1909 à Londres, au Salon d'automne de Paris, à Copenhague et à Nancy, sont des sources de documentation où viennent puiser même nos voisins. La réforme de l'enseignement du dessin, déjà entreprise par une ardente campagne de M. Quénioux, y est définitivement résolue sur la base de l'observation directe de la nature, et les nouveaux programmes en surgirent, appliqués en octobre 1909. (Dictionnaire Buisson)

Tableaux d'histoire de la civilisation française.


Réalisées sous la direction d'Ernest Lavisse et de A. Parmentier. Librairie Armand Colin ,Paris. A partir de 1903.

- 1 et 1bis La France.

- 2 et 2bis le Moyen-âge.

- 3 et 3bis la Monarchie absolue

Collection de 24 cartes murales

 

Double face, parlantes au recto, muettes au verso, avec notices par P. Vidal-Lablache, Librairie classique Armand Colin et Cie, Paris.

- N°1 et 1bis, Termes de géographie.

- N°2 et 2bis, France, cours d’eau

- N°6 et 6bis, France, canaux

- N°8 et 8bis, France, agriculture et industrie

- N°11 et 11bis, Algérie et Tunisie, physique et politique

- N°12 et 12bis, Europe physique

- N°16 et 16bis, Afrique physique

- N°18 et 18bis, Continent américain physique

- N°20 et 20bis, Amérique du sud, politique

- N°22 et 22bis, Planisphère

- N°23 et 23 bis Carte de l’Orient, Palestine

  

  

Planches murales, La morale par l'exemple,

Par J.B. Lecerf & L. Demoulin, instituteurs.

Collection publiée sous la direction d' E. Petit, Inspecteur général de l'Instruction publique. Alcide Picard, Imprimeur-Editeur, Paris, médaille d'or 1900.

Enseignement par les yeux


Nouvelles images à l'usage des salles d'asile et des écoles élémentaires, Librairie Hachette & Cie, Paris. Vers 1890.

Série Animaux.

  

- Planche mural.

Série L'Histoire de France en imagespar E. Truffier, directeur d'école d'Arras. Lithographie de Marcel Vagné, Imprimeur-Editeur à Pont-à-Mousson, vers 1890

Imagerie d'Epinal

Fondée en 1796, Pellerin & Cie, Imprimeur-Editeur.