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Maria Montessori


 Pédagogie

Maria Montessori

« L’enfant n’est pas un vase que l’on remplit, mais une source que l’on laisse jaillir. »

                                                                Maria Montessori

  

Maria Montessori, née en 1870 en Italie, devient la première femme du pays à obtenir le diplôme de médecine.

Elle entre ensuite, à la clinique psychiatrique de l’université de Rome. Pendant deux ans, elle étudie le comportement de jeunes retardés mentaux. C’est à ce moment précis qu’elle se rend compte qu’un problème subsiste. Ces jeunes enfants n’ont aucun jouet à leur disposition ni aucun matériel d’apprentissage à leur portée.

C’est alors qu’elle décide de se consacrer pleinement à la pédagogie.


  

« Éduquer, ce n’est pas dresser »

                                                Maria Montessori

  

A la fin du XVIIIe siècle, le Docteur Itard, fonde l'enseignement des enfants arriérés. Son œuvre est perfectionnée au milieu du XIXe siècle par Edouard Séguin qui étend sa doctrine à toute l'éducation en général. Avec Séguin nous voyons s'introduire en pédagogie deux nouvelles conditions que tous les réformateurs chercheront dorénavant à satisfaire : l'affectivité et les données physiologiques, d'une part, l'activité de l'être qui se développe dans son contact avec le milieu, de l'autre. (Angéla Médici, L'éducation nouvelle, Presses universitaires de France)

Durant le dernier quart du XIXe siècle, les deux procédés des deux français sont remis en honneur par le docteur Bourneville.

Désiré-Magloire Bourneville a recours à la méthode de Séguin pour l'éducation des enfants anormaux à Bicêtre. Devenues connues, les écoles de Bicêtre sont visitées par les savants étrangers, dont Maria Montessori, qui s'intéressent au sort des jeunes arriérés.

Après 1900, Maria Montessori, au terme de ses expériences avec les arriérés, inspirée des écrits de Séguin, tente l'expérience avec des sujets normaux.

                « Je pensais que les méthodes que j’utilisais au profit des faibles d’esprit contenaient des principes plus rationnels que celles qui étaient utilisées dans les écoles pour les enfants normaux. La voix de Seguin résonnait en moi comme celle du Précurseur qui criait dans le désert, et mes pensées étaient remplies de l’immensité et de l’importance d’un travail qui pouvait avoir la capacité de réformer l’école et l’éducation  ».

La première Casa dei Bambini (Maison des Enfants) ouvre en janvier 1907, à Rome. La nécessité de rassembler et de soigner, dans des salles spéciales, les enfants des ouvriers absents pendant toute la journée en raison de leur travail, permet à Maria Montessori de développer sa pédagogie.

  

Désiré-Magloire Bourneville, né le 20 octobre 1840 à Garencières (Eure), mort le 28 mai 1909 à Paris, est un médecin aliéniste qui a participé activement au débat sur la laïcisation des hôpitaux français.

Il était neurologue à l'hôpital de Bicêtre, animateur du journal le Progrès médical, élu député de Paris en 1873.

Il multiplie les déclarations à l'encontre des religieuses employées comme infirmières :

« L'État qui est laïc a le devoir de se priver du concours d'auxiliaires qui, par leurs vœux, se placent en opposition directe avec les lois de la nature et les intérêts de la société. »

Le docteur Désiré-Magloire Bourneville va provoquer une évolution remarquable dans la connaissance de ce qu’on appelle les idiots. Il va institutionnaliser l’action médico-pédagogique et participer activement au vote de la loi proposée par Alfred Binet instituant en 1909 les classes de perfectionnement annexées aux écoles primaires où l’institutrice aura également suivi des études d’infirmière. Sa conviction est que tous les enfants handicapés doivent recevoir une éducation. Il est également à l'origine de réformes de l'hygiène hospitalière, veillant par exemple personnellement à la compatibilité des tenues du personnel avec les pratiques aseptiques. L'aboutissement de son combat pour la reconnaissance des enfants handicapés se trouve sans doute dans le vote en 1909, d'une loi pour un système scolaire adapté aux enfants handicapés, connecté avec le réseau éducatif classique.

Il est conseiller municipal de Paris et député de la Seine de 1883 à 1889, inscrit au groupe de la Gauche radicale.

La classe et le matériel


A la place des gradins où s'entassent les enfants de bas âge, il y a des tables, des chaises individuelles qui s'imposent à tous les degrés de l'enseignement. Dans la classe on trouve une cuvette, un broc, du savon et des brosses, des chiffons, des serviettes, un petit balai et une pelle que les enfants emploient pour entretenir la propreté du local. Le tableau noir assez bas et tout en longueur permet à deux ou trois élèves à la fois de l'utiliser. Enfin, des casiers situés à la hauteur des petits travailleurs font le tour de la classe et contiennent tout le matériel didactique.

Le matériel éducatif est un ensemble de moyens en vue de l'éducation des sens et de l'exercice d'activités motrices et manuelles. Il est diligemment et finement choisi et disposé pour chaque sens et pour les formes les plus variées d'activités motrice : pour les couleurs, pour le sens visuel des formes et des dimensions, pour les sons et leur hauteur, intensité, timbre, pour les qualités tactiles, pour les sensations musculaires et le mouvement, pour les perceptions stéréognosiques qui en résultent, pour les sensations pondérales, thermiques, etc.

Contrairement à Decroly qui préfère exercer l'esprit d'observation des enfants sur des objets concrets du monde réel, Montessori emploie un matériel qui s'adresse à chaque sens en particulier et vise à isoler chacune des qualités sensorielles. C'est pourquoi on dit que ce matériel est analytique et abstrait, en ce sens, qu'il simplifie la réalité et isole, dans la mesure du possible, les propriétés des choses.

Le but n'est pas de faire constater et d'apprendre, mais de faire acquérir l'empire sur son propre corps et sur les choses, et même de rendre possible à l'enfant de créer son propre corps.

  

La liberté
C’est une notion fondamentale de la pédagogie Montessori. En classe, les enfants sont libres de choisir l’activité qu’ils souhaitent faire parmi celles qui leur sont proposées, à la seule condition d’avoir déjà « vu » cette activité avec l’éducateur(trice), et peuvent y passer le temps qu’ils veulent. Ils ont aussi le droit de parler (à voix basse) et de se déplacer comme ils l’entendent dans la classe, tant que l’ambiance de travail est respectée.

L’autodiscipline
Elle va de pair avec la notion de liberté et s’applique tout autant pour l’attitude que pour les corrections. Plutôt que d’attendre passivement les corrections d’un tiers, l’enfant est invité à repérer lui-même ses erreurs. D’autant que, selon la méthode Montessori, il ne s’agit pas tant d’avoir « juste » ou « faux » que de s’exercer à faire mieux, de se perfectionner dans l’activité.

L’action en périphérie
Selon Maria Montessori, il est plus profitable d’agir sur son environnement plutôt que sur l’enfant lui-même. En pratique, il s’agit par exemple de parler moins fort pour l’inciter à en faire autant, plutôt que de lui ordonner de le faire. Ou encore, de mettre à sa portée un meuble à chaussures et à chaussons, plutôt que de lui demander d’aller les ranger ou les chercher dans un placard.

Le respect du rythme de chacun
Peu importe que l’enfant soit rapide ou lent, tant qu’il est concentré. La pédagogie Montessori met l’accent sur le respect du rythme de chaque enfant, et préconise de ne pas mettre d’étiquettes aux enfants (« tu es lent », « tu es rapide »), au risque de l’enfermer dans ce qualificatif. Et Maria Montessori d’ajouter que le rythme de chacun peut varier en fonction des moments de la journée, de l’activité, des différentes périodes de son développement, et que les apprentissages des enfants se font par à-coups.

L’apprentissage par l’expérience
L’abstraction ne se transmet pas. Tel est le postulat à partir duquel se base la réflexion montessorienne. Pour s’approprier les concepts, l’enfant doit manipuler, de façon tangible et concrète, avec ses cinq sens. Là encore, cela passe par l’utilisation de matériel adapté. Il s’agit par exemple, pour expérimenter l’unité, la dizaine, la centaine etc. d’utiliser des perles. Les enfants peuvent les soupeser, les comparer, et intégrer, par la vue et le toucher, leurs différences ou leurs proportionnalités.

L’activité individuelle
Si quelques activités sont présentées en petits groupes, la plupart se font plutôt en individuel, afin que les enfants s’approprient les concepts de façon personnelle.

L’éducation, une aide à la vie
Selon Maria Montessori, l’enfant est potentiellement bon, et il suffit de le respecter pour qu’il le reste. Le respecter, c’est l’inviter à respecter les autres, et donc, le préparer à une vie sociale harmonieuse. Le but de l’éducation montessorienne est d’aider l’enfant à acquérir une discipline intérieure.

(D'après Anne-Laure Vaineau)

  

Cet analytisme a été critiqué. Il y a longtemps que les psychologues de l'enfance ont démontré que le développement psychique et mental de l'enfant ne se réalise pas par un enregistrement mécanique de données externes, ni par une juxtaposition d'éléments récents à des données antérieurement conquises… "C'est du système que naît le mouvement isolé et non le système du mouvement isolé" a écrit Wallon.

Cela amènerait facilement à soutenir que vouloir enseigner les notions complexes en commençant par l'élément simple pour aller vers l'ensemble, ce serait renverser l'ordre naturel. Cependant, l'aspect des classes montessoriennes, l'intérêt que les enfants y manifestent pour leurs activités montrent qu'il y a une raison assez profonde de ce succès... Il faut se rappeler que l'action pédagogique n'est pas une transposition pure et simple entre les murs de l'école des vérités découvertes par la psychologie… Il n'y a pas de didactique, d'apprentissage sans ce mouvement progressif d'une maîtrise, d'un achèvement partiels vers la conquête de l'ensemble. On  rappellerait à ce propos les échecs auxquels, après des années d'engouement, a abouti l'enseignement de la lecture par la méthode globale. Elle répondait bien cependant cette méthode à une loi de la perception et de la pensée enfantine que Claparède avait appelée syncrétisme... Que les exercices analytiques de Montessori ne répondent pas au devenir réel de la pensée de l'enfant, cela ne leur enlève pas, dans ses classes, leur chance de réussite ; ils représentent des activités qui exercent partiellement une aptitude selon, chaque fois, le choix de l'enfant et ont par cela même, ainsi que par leur gratuité, un caractère qui les apparente au jeu. D'autre part, le matériel Montessori présente un avantage important pour l'adaptation sociale de l'enfant ; il invite chaque fois, individuellement, à une réalisation, une réussite, déclenche l'approbation de l'adulte et permet à l'enfant de s'affirmer parmi les autres.

D'autres facteurs, d'ordre moral jouent un rôle bien plus important que le matériel dans les classes Montessoriennes. C'est la manière dont les élèves sont invités à employer les objets éducatifs, c'est le comportement social qui leur est suggéré dans l'atmosphère de leur classe et surtout ce sont les rapports de l'institutrice avec ses élèves qui garantissent le climat propice et assurent l'efficacité de la méthode.

(Angéla Médici, l'Education nouvelle, collection Que sais-je, Presses Universitaires de France)


L'esprit de l'enfant est absorbant, c'est-à-dire qu'il a le pouvoir d'attirer à lui-même les éléments qui lui sont indispensables ou utiles, de se les approprier, d'en faire sa chair, sa substance vitale...

Au commencement l'activité de l'enfant est psychique, non motrice (et synthétique)… Ce qu'on observe toujours, c'est une période plus ou moins longue de préparation et d'absorption, dans laquelle des expériences s'accumulent, des mécanismes se composent et se définissent, les instruments divers s'organisent, pendant qu'une raison et une volonté, non encore autoconscientes, semblent veiller et attendre jusqu'à ce qu'une découverte éclate, qu'une révélation vienne au jour et que l'esprit saisisse subitement un sens et une fin à laquelle tout ce matériel servait ; alors celui-ci s'intériorise, devient une vérité ou une valeur par lesquelles l'enfant se sent mieux inséré dans la communauté spirituelle des hommes. Il en est ainsi du langage, du nombre, de la capacité de lire et d'écrire, qui n'a pas besoin d'être enseignée. Le petit qui a observé les figures des lettres, qui les a palpées, maniées en relief, combinées, qui se les est rendues familières, arrive à un certain moment, spontanément, à une vraie et propre explosion, à la production soudaine et imprévisible d'une capacité nouvelle, d'une conquête importante ; il comprend ce que c'st que l'écriture, en quoi consiste l'acte de s'exprimer avec des signes graphiques, il a appris à écrire par lui-même, il sait écrire.

Toute la méthode de Montessori est une méthode de libre recherche, de travail libre de la part de l'enfant, selon les besoins naturels de son développement, mais sur la base d'une préparation objective, d'un matériel convenable qui est offert par le milieu et qui est fonction d'une intervention proprement sociale dans le processus éducatif. (Giovanni Calo, Les grands pédagogues, Presses Universitaires de France)

  

Sa révolution ? Mettre à la disposition des écoliers un matériel adapté, mais surtout, les laisser libres de choisir eux-mêmes les activités qu’ils souhaitent faire, pendant le temps qu’ils le désirent. Elle constate alors, avec surprise, que les tout-petits (dès trois ans), sont capables de faire preuve d’une concentration et d’une autodiscipline inattendues. C’est ainsi que nait la pédagogie Montessori : dès lors que l’enfant se trouve dans un environnement propice, accompagné par un éducateur qui s’adapte à lui et le stimule, l’enfant apprend par lui-même, à son rythme. Un siècle plus tard, cette méthode a fait de nombreux adeptes à travers le monde et plus de 20 000 écoles ont ouvert leurs portes. Mais pour les montessoriens, la France et ses quelques cent écoles reste à la traîne. À ce jour, l’Education nationale refuse de valider une telle pédagogie, contraignant les établissements à se développer en marge du système public.

  

Édouard Séguin, L’instituteur des idiots


Né le 20 janvier 1812 à Clamecy (Nièvre), mort le 28 octobre 1880 à New York, pédagogue français.

Son père, médecin, est le condisciple de Jean Marc Gaspar Itard, qui, par son travail auprès de Victor, le « sauvage de l’Aveyron », ouvre la voie de l’éducation des enfants que l’on croit alors incurables. Seguin ne semble pas avoir de vocation médicale. Il fait son droit à Paris, s’installe comme avocat.

Cependant, en 1837, Itard, âgé et malade, demande à Seguin de conduise, sous sa direction, le traitement d'un jeune "idiot". Seguin accepte et, en qualité de maître auxiliaire à l’institut de sourds-muets, il va le prendre en charge. Les progrès sont considérables. L’appui du psychiatre Jean-Étienne Esquirol lui ouvre les portes de l’hôpital et, en 1840, il est nommé instituteur à Bicêtre.

C’est, en France, une innovation : jamais, jusque-là, il n’avait été jugé utile d’enseigner les enfants arriérés reclus à l’asile et, malgré les contestations dont son travail fut l’objet.

À Bicêtre, Seguin met en œuvre, à l’échelle de cohortes d’enfants, ses innovations pédagogiques et son expérience de praticien, au contact quotidien des enfants, lui fournit les éléments à partir desquels il formalise sa méthode « médico-pédagogique. »

Cependant, malgré les succès incontestables, l’expérience de Bicêtre tourne court. Il entre en conflit avec les médecins et l’administration de l’hôpital qui ne lui octroie pas les moyens matériels de conduire son travail dans des conditions acceptables. Les choses s’enveniment et il est chassé en décembre 1839. Il fonde alors, dans le quartier de Pigalle à Paris, un institut spécialisé et prend en charge de façon privée quelques enfants. C’est à cette période qu’il achève, à 34 ans, son ouvrage majeur : Traitement moral, hygiène et éducation des idiots . Cet imposant travail (cinq cents pages dans l’édition moderne) expose, outre sa conception de l’idiotie, les principes et les méthodes sur lesquels il prend appui pour l’éducation des enfants.

Édouard Séguin émigre aux États-Unis à la suite du coup d’État de 1852.

Aux États-Unis, il crée plusieurs écoles dans différentes villes, dédiées au traitement des handicapés mentaux. En 1866, il publie "Idiotisme : ses traitements par la méthode physiologique". Il entreprend des études de médecine et est reçu docteur de l’université de New York à 48 ans.

Édouard Séguin est nommé premier président de l'Association des agents médicaux des institutions américaines pour les personnes idiotes et débiles, une organisation qui deviendra plus tard l'Association américaine sur la déficience mentale. Son travail avec des déficients intellectuels est une source d'inspiration majeure pour la pédagogue italienne Maria Montessori

En cours de réalisation

La vie de Maria Montessori


1870 : Maria Montessori est née le 31 août à Chiaravalle, près d’Ancône, en Italie.

1884
Maria éprouve un très grand intérêt pour les mathématiques. Elle intègre alors une école technique pour garçons, y découvre la biologie et décide de devenir médecin. Elle réussit à s'inscrire à la faculté de médecine et à décrocher une bourse.

1892
Examen de fin d’études préparatoires de médecine. Elle lutte pour pouvoir faire des études de médecine en tant que première femme en Italie.

1896
Maria Montessori devient la première femme médecin italienne. Sa thèse de doctorat porte sur un sujet de psychiatrie.
Elle travaillera pendant dix ans en psychiatrie avec les enfants dits « débiles ».

1898
Naissance de son fils Mario Montessori en Mars 1898. Né hors mariage il ne prendra jamais le nom de son père le Dr. Montesano.

1902
Elle traduit des livres de Séguin en italien et découvre que dès 1866, il demandait d’appliquer sa méthode également aux enfants en bonne santé.

1907
Le 6 janvier : Ouverture de la première maison d’enfants "Casa dei bambini" (la maison des enfants) pour des enfants en bonne santé à San Lorenzo, un lotissement pour défavorisés de Rome. Élaboration de son matériel.

1909
Parution de son premier livre: "Il metodo dalla pedagogia scientifica applicato all’educazione infantile nelle case dei bambini" (en français "La pédagogie scientifique") ou elle explique sa méthode et ses origines. Teresa Bontempi introduit officiellement la méthode Montessori dans le Tessin.

1911
Les premières écoles Montessori aux États-Unis.

1912
Graham Bell crée une classe Montessori dans sa maison. Parution aux USA de "The Montessori Method". 5000 exemplaires sont vendus en 4 jours.

1917

Première visite aux Pays-Bas. Rencontre avec le biologiste Hugo de Vries. Maria Montessori empreinte son terme de "sensitiven Perioden" (période sensible). Fondation de la société Montessori hollandaise.

1919

Première visite officielle, à Londres à l'occasion du septième cours international de formation, avec 250 participants.
Elle est le meilleur avocat de l'enfant. Montessori entrevoit qu'avec le temps, l'influence de sa découverte (clé libérant chez l'homme d'incommensurables énergies constructives) s'étendra au-delà du seul domaine de l'éducation, jusqu'à la société humaine.

1934
Opposée au régime fasciste, elle s’exile aux Pays-Bas avec son fils Mario.

1935
Parait "l'Enfant" un livre qui sera réédité de nombreuses fois, elle y retransmet l’essentiel de ses idées, sous forme de petits chapitres où elle illustre ses idées par des exemples. C’est sûrement un des livres sur l’éducation le plus lu.

1936
"L'enfant dans la famille" et "De l'enfant à l'adolescent" viennent enrichir ses publications.
Le gouvernement italien fasciste condamne et proscrit les principes montessoriens : il s'en suit la fermeture de toutes les écoles Montessori. Maria quitte l'Italie et s'installe en Espagne. La venue de Franco détruit ses plans.
Elle s'enfuit alors en Hollande sur un bateau militaire anglais et y crée l'Association Montessori internationale.

1939 - 1945
Pour fuir la Seconde Guerre mondiale, elle part vivre en Inde, à Madras où elle est assignée à résidence en tant que ressortissante italienne jusqu'en 1946. Elle en profite pour créer de nombreuses écoles Montessori. Elle rencontre Gandhi, Nehru, Tagoré. Elle s’intéresse de plus en plus aux nouveau-nés.

1945
Retour en Europe. Elle  rétablit les centres Montessori en Italie, à la demande du gouvernement.

1949
Publication de " L'esprit absorbant de l'enfant" Maria Montessori est nominée pour le prix Nobel de la Paix pour la première fois.

1950 - 1951
Maria Montessori est nominée pour le prix Nobel de la Paix pour la deuxième et troisième fois.

1952
Maria Montessori meurt le 6 mai à Noordwijk aan Zee, en Hollande. Elle est âgé de 82 ans, décoré de la légion d'honneur en France, officier de l'ordre Orange-Nassau en Hollande et citoyenne d'honneur de nombreuses villes.

1982
Mort de Mario Montessori (le fils de Maria) à Amsterdam.

2007
Les écoles Montessori du monde entier ont célébré le centenaire de l'ouverture de la première école Montessori.

Aujourd'hui
Il existe plus de 8000 écoles Montessori dans le monde, réparties dans plus de 50 pays au sein de chaque continent habité.
L’approche Montessori est la pédagogie la plus utilisée dans le monde.
En France, on dénombre un peu plus de 70 écoles Montessori.

Biographie extraite du site Montessori74