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Ces revues, destinées aux enseignants, visent principalement à guider la pratique quotidienne de leur métier, en leur offrant des informations sur le contenu et l'esprit des programmes officiels, la conduite de la classe et la didactique des disciplines.

La plus ancienne se rapporte naturellement à l’enseignement mutuel, qui a été comme la première phase de l’enseignement primaire laïque.

Rapport au Roi Louis-Philippe sur la publication d'un Manuel général de l'instruction primaire

(19 octobre 1832)

 

Sire,

 

Le gouvernement de Juillet a dû comprendre, et il a compris la haute importance de l'instruction primaire : une puissante impulsion a été donnée, de grands résultats ont été obtenus. Pour les assurer et les étendre, une institution me paraît indispensable ; je veux dire une publication périodique qui recueille et répande tout ce qui peut servir à l'amélioration des écoles et à l'instruction du peuple.

Bien peu d'instituteurs primaires ont reçu, dans les Écoles normales récemment fondées, le secret des bonnes méthodes et les principes d'une éducation nationale. Ceux qui sortent de ces écoles demandent à être dirigés dans leurs études et dans leurs efforts ; sans cela, leur zèle s'affaiblit, et bientôt une triste routine devient leur ressource dernière. Ainsi l'ignorance se maintient et se propage par ceux-là même qui sont chargés de la combattre, et les sacrifices faits par l'État, les départements, les communes, demeurent stériles.

Nos nouvelles institutions, spécialement celle des comités locaux [déjà ! ndlr], appellent d'ailleurs, à la surveillance des écoles, des citoyens que nulles études spéciales n'ont préparés à l'accomplissement de cette mission. C'est pour eux un assez grand sacrifice que de dérober à leurs intérêts et à leurs affaires quelques instants pour la surveillance qui leur est confiée. Il appartient donc à l'autorité qui les institue de leur adresser des instructions précises qui rendent cette surveillance plus facile pour eux-mêmes, et vraiment efficace pour les écoles qui en sont l'objet.

Pour satisfaire à ce besoin, des théories générales sont loin de suffire ; il faut des indications précises, des conseils répétés. Chaque jour voit éclore, en matière d'enseignement, un nouveau livre, une méthode nouvelle : le pays doit s'en féliciter ; mais ces inventions, ces essais ont besoin d'être appréciés avec science et indépendance. Des rapports précieux, pleins de faits et de vues, rédigés par les comités, les inspecteurs, les recteurs, les maires, les préfets, demeurent inconnus du public. Le gouvernement doit prendre soin de connaître et de répandre toutes les méthodes heureuses, de suivre tous les essais, de provoquer tous les perfectionnements.

Dans nos mœurs, dans nos institutions, un seul moyen offre assez d'action, assez de puissance pour assurer cette influence salutaire : c'est la presse.

Je propose donc à Votre Majesté d'autoriser en principe la publication d'un recueil périodique à l'usage des écoles primaires de tous les degrés.

Ce recueil devra contenir : 1° la publication de tous les documents relatifs à l'instruction populaire en France ; 2° la publication de tout ce qui intéresse l'instruction primaire dans les principaux pays du monde civilisé ; 3º l'analyse des ouvrages relatifs à l'instruction primaire ; 4° des conseils et des directions propres à assurer le progrès de cette instruction dans toutes les parties du royaume.

Pour présenter toutes les garanties désirables, cette publication serait confiée à un haut fonctionnaire de l'Université sous la direction du Conseil royal.

Ce fonctionnaire devra être pénétré de cette vérité que, si les institutions font les destinées des peuples, ce sont les mœurs qui font les institutions nationales, et que la base la plus inébranlable de l'ordre social est l'éducation morale de la jeunesse.

Il comprendra aussi que les mœurs se rattachent aux convictions religieuses, et que l'action de la conscience ne se remplace par aucune autre. C'est en Hollande, en Allemagne, en Ecosse que se trouvent les écoles les plus florissantes, les plus efficaces de notre époque ; et dans tous ces pays, la religion s'associe à l'instruction primaire et lui prête le plus utile appui.

La France, Sire, ne restera point en arrière de tels exemples. Elle saura concilier des convictions profondes avec des lumières rapidement progressives, des mœurs fortes avec des institutions libres. C'est la mission de l'éducation nationale d'assurer ces beaux résultats. L'institution pour laquelle j'ai l'honneur de solliciter l'approbation de Votre Majesté me paraît un des meilleurs moyens de les préparer.

Je suis avec le plus profond respect, Sire, De Votre Majesté, Le très-humble, très-obéissant et très- fidèle serviteur et sujet,

 

Le ministre secrétaire d'État au département de l'instruction publique, Guizot.

Approuvé : LOUIS-PHILIPPE.

Le Volume. Journal des instituteurs et des institutrices.

(Octobre 1897 - septembre 1917)

Hebdomadaire Paraît depuis 1888

Imprimeries E. Charaire, puis F. Leroy, à Sceaux. Maurice Tardieu est alors gérant.

A partir de 1905, imprimerie Kapp ; l'éditeur-gérant est alors Henry Bourrelier, puis édité chez Armand Colin. Jules Payot est directeur, à partir de 1900.


Devient :


L’Ecole & la Vie

(octobre 1917 - 1922)  Libre tribune d'Education nationale. Illustrations de Lucien Métivet.

(1922 - décembre 1982)

Journal hebdomadaire des instituteurs et des institutrices puis Revue hebdomadaire d’éducation et d’enseignement.

Librairie Armand colin, puis en association avec les éditions Bourrelier

Epigraphe : "L'incapacité de s'améliorer est la seule maladie mortelle."- Emerson

Directeur : Paul Crouzet, inspecteur de l’académie de Paris avec Antonin Fraysse à partir de 1923, puis successivement Maurice Jeannard et Eug. Cottet, directeur d’école, Arnould puis Michel Estrade ; présence ensuite d’un rédacteur en chef : F. Caron, puis d’un directeur pédagogique : Daniel Zimmermann.
Rédigé par des instituteurs, des inspecteurs, des professeurs et des directeurs d’école normale.



  

 Bulletin de l’Instruction primaire

(1854-1858) Journal d’Education et d’Enseignement, publié sous les auspices du ministre de l’Instruction Publique.


Journal des instituteurs

Journal hebdomadaire.

Editions Paul Dupont

(1858-1869) Journal des instituteurs, Ecoles Normales Primaires, Ecoles de garçons et de filles, classes d’adultes, Salles d’asile. Politique, pédagogie, sciences usuelles.

Le Journal des instituteurs reprend partiellement le contenu du Bulletin de l'instruction primaire.

(1870-1880) Journal des instituteurs et des bibliothèques scolaires.

(1881-1893) Journal des instituteurs, des Ecoles Normales Primaires, des écoles de garçons et de filles, des classes d’adultes et des écoles maternelles.

(1893-1895) Journal des instituteurs

(1896- 1917) Journal des instituteurs, organe hebdomadaire des écoles maternelles, des écoles primaires, des écoles normales, des écoles primaires supérieures et de l’enseignement primaire libre.

(Directeur A. Seignette)

A partir de 1903 : Librairie Générale de l’Enseignement


(1917-1940) Journal des instituteurs et des institutrices, organe hebdomadaire des écoles maternelles, des écoles primaires, des écoles normales, des écoles primaires supérieures et de l’enseignement primaire libre. (Directeur A. Seignette)

Editions Fernand Nathan.

(1980  ) jdi

Mensuel


L’abonnement à ce journal est fortement recommandé par l’administration à ses débuts. Il est rédigé par des inspecteurs, des médecins et des enseignants. A son lancement, sa vocation est définie comme politique et pédagogique. Pour ses promoteurs, il se veut un instrument d’information, d’uniformisation corporatiste, de conservation sociale et d’adhésion au régime. Le directeur du journal écrit : « La société vous délègue le soin d’élever les jeunes générations, elle vous confie ses enfants pour que vous en fassiez des hommes amis de l’ordre et du travail ; secondez donc dans son action conservatrice le pouvoir réparateur qui a rassuré la France ; associez vos efforts à ceux des autorités gardiennes de la sécurité et de la prospérité du pays (…) ; fortifiez en vous appuyant sur elles, l’instruction par la religion, le savoir par la morale ; préparez les enfants, par le respect de la famille, au respect du gouvernement, de l’Empereur et des lois dont il est le soutien ;en un mot, donnez à la France des hommes laborieux ; donnez-lui de bons citoyens.

Manuel général de l’instruction primaire

Editions L. Hachette, F.G. Levrault, Firmin Didot Frères et Jules Renouard de 1832 à 1940

(1832-1834)  Manuel général ou journal de l’instruction primaire, mensuel format in-8°.

(1834-1840)  Manuel général de l’instruction primaire, journal officiel mensuel format in-8°.

 

            Fusion avec L'Instituteur

Editions L. Hachette, Paul Dupont, Firmin Didot Frères et Jules Renouard et Cie

(1840-1843)  L’instituteur, Manuel général de l’instruction primaire, mensuel format in-8°.

(1844-1849)  Manuel général de l’instruction primaire, mensuel format 1n-8°.

(1845-1848) Parution de quelques éditions locales


Editions L. Hachette

(1850-1857)  Manuel général de l’instruction primaire, journal hebdomadaire des instituteurs, nouveau format grand in-4°.

(1854-1857 et 1864-1870)  Petit Manuel de l'instruction primaire, journal mensuel des instituteurs [et des institutrices], extrait du manuel général de l’instruction primaire.

(1858-1863)  Manuel général de l’instruction primaire, journal mensuel des instituteurs, nouveau format petit in-4° à deux colonnes

(1864-1870)  Manuel général de l’instruction primaire, journal politique hebdomadaire des instituteurs [et des institutrices à partir de 1866]

(1871-1940) Manuel général de l’instruction primaire, journal hebdomadaire des instituteurs et des institutrices.

A partir de 1905, l'année du journal ne coïncide plus avec l'année civile, mais avec l'année scolaire.

(1964-1967)  Manuel général, Journal des professeurs.




Le 19 octobre 1832, huit jours après son entrée au ministère de l'instruction publique, Guizot présentait à Louis-Philippe un rapport par lequel il lui proposait « d'autoriser en principe la publication d'un recueil périodique à l'usage des écoles primaires de tous les degrés.

 

Le roi donna son approbation à la proposition de son ministre, et, par un arrêté du lendemain 20, Guizot décidait « que M. Matter, inspecteur général des études, était chargé, sous la surveillance du Conseil royal, de la rédaction du Manuel général de l'instruction primaire ». Bien que le recueil ainsi fondé eût un caractère officiel, il ne fut pas édité par le ministère ; Guizot chargea de sa publication quatre éditeurs parisiens, associés à cet effet, dont les noms figurent sur la page de titre du Manuel général : L. Hachette, Firmin Didot frères, F.-G. Levrault, et Jules Renouard ; l'imprimeur fut E. Duverger, 4, rue de Verneuil. Le nouvel organe prit la place du Journal de l'instruction élémentaire, qui cessa de paraître.

Le premier numéro, qui est double (124 pages in-8°), porte la date de novembre-décembre 1832 ; mais il ne parut en réalité qu'en janvier 1833, car il donne le texte et l'exposé des motifs du nouveau projet de loi sur l'instruction primaire présenté par Guizot à la Chambre des députés le 2 janvier 1833. Le titre complet du journal est « Manuel général, ou Journal de l'instruction primaire, destiné à guider les instituteurs dans le choix des méthodes et à répandre dans toutes les communes de France les meilleurs principes d'éducation, publié sous la direction d'un inspecteur général des études et de plusieurs autres membres de l'Université ». Les douze numéros mensuels forment deux tomes, in-8° par an, comme précédemment ceux du Journal de l'instruction élémentaire. En mai 1833, Matter fut remplacé à la direction du Manuel général, à titre provisoire d'abord, par Paul Lorain, professeur de rhétorique au collège Louis-le-Grand ; le provisoire devint définitif en janvier 1834. A partir de la troisième année (novembre 1834), le recueil est intitulé Manuel général de l'instruction primaire, journal officiel, et continue ainsi jusqu'en octobre 1840, date à laquelle s'achève la septième année de son existence par la publication du tome XIV.


En novembre 1840 commence une nouvelle série, dans le même format in-8°. Un journal fondé en 1833 par la maison Paul Dupont, l'Instituteur, fusionne avec le Manuel général ; en même temps, un des quatre éditeurs de 1831, Levrault, se retire, et est remplacé par Paul Dupont ; le recueil, formé du Manuel général et de l'Instituteur réunis, cesse d'être un organe officiel ; il s'intitule : L'Instituteur, Manuel général de l'instruction primaire, et comprend deux parties : 1re partie, Bulletin officiel de l'instruction primaire: 2e partie, Méthodes d'enseignement, Mélanges, bibliographie, etc. Il ne forme plus qu'un seul tome par an. La première année de cette deuxième série (huitième année du recueil) a quatorze numéros, parce que, commencée en novembre 1840, elle s achève en décembre 1841. Au tome IV de cette deuxième série (1844), le titre d’Instituteur disparaît, et il ne reste que celui de Manuel général de l'instruction primaire ; les quatre éditeurs sont toujours les mêmes. La seconde série continue jusqu'à la fin de 1849. Les noms des collaborateurs qu'on rencontre le plus souvent de 1841 à 1844 sont ceux de Lamotte, Salmon, Sardou, Meissas, Bernard Jullien, et, à partir de 1845, de Théod.-H. Barrau ; celui-ci devait, cinq ans plus tard, devenir rédacteur en chef.


En 1850 s'ouvre, avec la dix-huitième année, une troisième série. Le Manuel général est désormais la propriété exclusive de l'éditeur L. Hachette, qui le transforme en journal hebdomadaire, de format grand in-4° ; il s'intitule « Manuel général de l'instruction primaire, journal hebdomadaire des instituteurs, rédigé par MM. Barrau, rédacteur en chef, Corne, représentant du peuple, etc. ; librairie de L. Hachette et Cie ». Cette troisième série dura jusqu'à la fin de 1857.


La quatrième série (1858-1863) apporte un nouveau changement extérieur : le journal inaugure le format petit in-4° à deux colonnes, qui est resté celui du Manuel à partir de cette date. En même temps, l'administration ayant rétabli au profit d'une autre feuille, le Journal général de l'instruction publique, le privilège de journal officiel supprimé depuis 1840, le Manuel revint à son ancien mode de publication mensuelle ; il prit le titre de Petit Manuel de l'instruction primaire : sa rédaction ne comprit plus, durant six ans, que des articles de jurisprudence administrative et les devoirs et exercices de classe. Voici son titre : « Petit Manuel de l'instruction primaire, journal mensuel des instituteurs, publié sous la direction de Théod.-H. Barrau. On s'abonne à Paris au bureau du journal, rue Pierre Sarrazin, n° 14. »


Sous l’empire, un journal, pour avoir le droit de traiter de questions politiques, devait verser un cautionnement. La nomination de Victor Duruy au ministère de l'instruction publique en 1863 avait fait naître chez les instituteurs des aspirations nouvelles : le Manuel général voulut devenir un organe politique. En 1864, il inaugura une nouvelle série, la cinquième, et redevint hebdomadaire, sous ce titre : « Manuel général de l'instruction primaire, journal politique hebdomadaire des instituteurs, publié sous la direction de M. Théod.-H. Barrau ». Le rédacteur en chef mourut en mai 1865 : il eut pour successeur Ch. Defodon, qui conserva ce poste jusqu'à sa mort, en 1891. C'est sous sa direction que le Manuel général devint le précurseur et l'initiateur des oeuvres post-scolaires. En 1866 commença la publication de leçons destinées aux cours d'adultes. Ces cours étaient déjà, pour ceux qui les instituèrent il y a quarante-cinq ans, « le complément obligé de l'enseignement donné à l'école ». La cinquième série va de 1864 à 1896 (l'année 1871 n'a pas paru).

De 1877 à 1897 apparaît un « Supplément » de 16 pages : une partie générale propose une chronique scientifique, littéraire et historique ; une partie scolaire donne « pour le maître et pour les élèves » des préparations dans les diverses matières enseignées ; ce supplément s'intéresse également aux examens et concours. En 1898, le supplément se scinde en deux parties : « La Semaine littéraire et scientifique » (1898 - 1899) reprend la partie générale, alors que « La Classe du soir » (1898 - 1900) propose des cours, des exercices et, parfois, des corrections dans de nombreuses disciplines : droit, agriculture, arpentage, français, histoire et géographie, calcul et système métrique, géométrie, hygiène et dessin.


Une sixième série (1897-1905) commença lorsque M. F. Buisson fut appelé à la direction du journal.

En 1905, sur la demande de nombreux abonnés, l'éditeur décida de faire coïncider l'année du journal non plus avec l'année civile, mais avec l'année scolaire, comme en 1830 et en 1832.


La soixante-treizième année du Manuel général, commencée avec le mois d'octobre 1905, a formé à elle seule une nouvelle série, la septième.

La huitième série a commencé en octobre 1906.

Le Manuel général comprend 40 pages, sur lesquelles 12 pages sont consacrées à la Partie générale, 16 à la Partie scolaire, 4 aux examens et concours, 8 aux actes officiels et aux annonces. (Dictionnaire de pédagogie de Buisson)


En 1964 le Manuel général fusionne avec l’édition du second degré, pour former le Manuel général, Journal des professeurs s’adressant désormais aux enseignants des premier et second degrés.


Le Manuel général prend sa retraite.
Les besoins des enseignants n’ont pas changé. Mais les livres scolaires modernes, accompagnés de leurs livres du maître, ont tant progressé que le fait de les utiliser suffit à simplifier l’efficacité de son enseignement ... D’autre part, la matière pour la préparation de la classe ne peut plus être contenue dans une seule revue pédagogique, tant les classes se spécialisent chaque jour davantage. Il faudrait présenter autant de revues que de spécialités ... Le magazine pédagogique, examinant l’aspect de ce problème, a préféré aller plus loin et créer une collection de livrets pédagogiques, de préparations de leçons que la librairie Hachette continuera d’enrichir, de renouveler et d’offrir au choix de chacun
 
(dernier numéro, juin 1967).

L’Instituteur, Journal des écoles primaires

Journal mensuel de 1833 à 1840.

Editions Paul Dupont. 

Une partie de son contenu se retrouve à partir de 1840 au Bulletin officiel de l'instruction primaire tout en fusionnant avec le Manuel général de l’instruction primaire
Parmi les membres du comité de patronage, on note : de Barante, Français de Nantes, V. Cousin, de Tascher, Villemain, pairs de France ; Bande, de Belleyme, Ed. Bignon, Eschassériaux, députés ; Frédéric Cuvier, inspecteur général des études ; F. Tissot, membre de l'Académie, Laurent de Jussieu, maître des requêtes.

La loi sur l’instruction primaire vient de recevoir la sanction royale. Mais on peut craindre que sa destinée ne soit celle d’une foule d’excellentes disposition législatives dont les résultats sont nuls, parce qu’elles sont ou prématurées, ou mal comprises, ou mal exécutées. Notre tâche sera de préparer le pays à la recevoir, de la féconder, d’assurer son exécution, de lui faire produire en un mot tout ce qu’il y a en elle de bon et de vrai. Là où elle nous paraîtra défectueuse, insuffisante, nous la compléterons ; car elle ne saurait tout atteindre, tout prévoir, quelque satisfaisante qu’elle soit dans son ensemble, quelque libérale qu’elle soit dans ses intentions  (juillet 1833).

Le Petit Provincial et le Maître Pratique

(Octobre 1893  à septembre 1907) Le Petit provincial

Hebdomadaire

Imprimerie F. Ducloz, à Moutiers (Savoie)

Journal politique littéraire et pédagogique. Organe fondé par les instituteurs et les institutrices de France pour soutenir leurs revendications puis en 1889 : Journal pédagogique et professionnel fondé par les institutrices et les instituteurs pour relier leurs cercles, sociétés et associations départementales et unir le personnel de l'enseignement primaire. Organe des écoles maternelles enfantines primaires élémentaires et primaires supérieures laïques

Epigraphes : "Unissons-nous. Union fait force."

"Chacun pour tous. Tous pour chacun."


(Janvier 1896 - janvier 1900) Le Maître pratique

Journal mensuel des écoles primaires, des cours d'adultes et des conférences populaires.

Devient en 1897 : Organe des instituteurs de province. Journal hebdomadaire des écoles primaires, des cours d'adultes et des conférences populaires.

Imprimé et édité par la librairie Gambin, à Pont-de-Vaux (Ain), puis imprimerie du Courrier de l'Ain, Francisque Allombert, à Bourg

Epigraphe : "Quand les instituteurs donneront à un journal ce qu'ils ont de meilleur en idées et en expérience, le triomphe de ce journal sera assuré."


Devient après sa fusion avec L'Education nationale :


(Février 1900 - septembre 1907) Le Maître pratique et l'éducation nationale réunis.

Organe des instituteurs et des institutrices. Revue des écoles primaires des cours d'adultes et des conférences populaires.

Librairie Picard et Kaan, à Paris


Devient après fusion avec la revue Le Petit provincial :


(Octobre 1907 - septembre 1926) Le Petit provincial et le maître pratique réunis.

Imprimerie du Courrier de l'Ain, à Bourg-en-Bresse, puis imprimerie chambérienne, à Chambéry.

(Octobre 1926 - 1928) Le Journal scolaire, le petit provincial et le maître pratique réunis.

Organe d'enseignement primaire laïque.

(1928 -  décembre 1940) Le Journal scolaire, Organe hebdomadaire d'enseignement laïque.

  

Bulletins départementaux de l'instruction primaire

Créés à partir de 1865

Pour simplifier la correspondance administrative tout en faisant parvenir rapidement aux instituteurs les décisions et documents qui les intéressent, il est créé un "Bulletin de l'instruction primaire". La circulaire du 14 septembre 1865 en commande la création mais laisse l'initiative aux préfets. La mise en place de ces périodiques va s'étager jusque dans les années 1880.

La structure des bulletins est souvent identique : la première partie reprend les principaux textes officiels parus au bulletin de l'administration centrale et la seconde est consacrée à la vie scolaire départementale (tenue des classes, cours d'adultes, bibliothèques scolaires, distributions de prix, concours, examens, etc.) Ils contiennent donc de nombreux documents :
- lois et décrets, arrêtés et circulaires ministériels, et actes administratifs départementaux concernant l'instruction primaire ;
- nominations et mutations de personnel ;
- résumé des opérations de la Société de secours mutuels des instituteurs.
Les états nominatifs par exemple peuvent fournir des éléments d'information sur les carrières et la présence des enseignants dans les établissements.

Publiés aux frais du Département, les bulletins sont adressés gratuitement aux instituteurs et institutrices. Ils doivent être conservés dans les archives de l’école.

  

L’instruction primaire

Journal d’éduction pratique pour les instituteurs, les institutrices et les directrices d’écoles maternelles.

Journal hebdomadaire avec un supplément de quinzaine, de 1878 à 1900.

Librairie Classique Eugène Belin

Epigraphe : « Tous pour chacun, chacun pour tous »

Il est composé d’une partie générale avec documents officiels, mais surtout d’une grande partie pédagogie.

L’instituteur français

(mai 1896 – décembre 1897) L’éclaireur pédagogique

Mensuel qui devient :


(Novembre 1898 - juillet 1907)

L'Avant-garde pédagogique. Organe des intérêts de l'école laïque et de l'éducation populaire

en 1905 : L'Avant-garde pédagogique. Organe des intérêts de l'école laïque et républicaine

en 1907 : L'Avant-garde pédagogique. Organe mensuel des intérêts de l'enseignement primaire.

Devient :


(Octobre 1907 - mars 1929) L'Instituteur français. Organe mensuel des intérêts de l'enseignement primaire

en 1914 : L'Instituteur français. Organe mensuel des intérêts de l'école nationale primaire

La Discussion pédagogique

(Janvier 1887 - décembre 1909)

Journal indépendant hebdomadaire, rédigé par ses abonnés sous les auspices d'un comité de membres de l'enseignement primaire, puis en 1892 : Journal d'enseignement théorique et pratique pour les instituteurs les institutrices et les directrices d'écoles maternelles, rédigé par ses abonnés et par un comité d'instituteurs, d'institutrices, d'inspecteurs, de professeurs spéciaux et d'un grand nombre d'universitaires et de publicistes

Imprimerie administrative et commerciale, imprimeries L.Badel, puis Patissier, à Châteauroux

Directeur-gérant : A. F. Patissier

  

L’école nouvelle

Revue hebdomadaire de l’Enseignement primaire, d’octobre 1897 à septembre 1914

Librairie Ch. Delagrave

Directeur : E. Devinat


Revue de l'éducation intégrale, scientifique, industrielle et artistique en 1878 : Revue de l'éducation intégrale scientifique, industrielle et artistique et de la réforme pédagogique en 1893 : Les congrès et les associations d'éducateurs et d'instituteurs. Réformes pédagogiques et scolaires. Publiée par une réunion de professeurs, d'instituteurs et de travailleurs en 1886 : publiée par le syndicat des membres de l'enseignement et en 1893 : publiée par la société d'éducation intégrale, syndicat des membres de l'enseignement

Bureaux à Paris

Mensuel, Novembre 1876 - juillet 1893

Imprimerie nouvelle (Association ouvrière), à Paris, imprimeries Paul Masson, Chenu, puis Georges Michau, à Orléans

  

Revue de l'enseignement primaire et primaire supérieur

(Juillet 1890 à juillet 1929)

Bimensuel jusqu’en septembre 1893, puis bimensuel pour la partie générale et hebdomadaire pour la partie scolaire.

Editée chez MM. Lecène, Oudin & Cie à Paris ; puis en 1898 par la Bibliothèque d'éducation ; fondée par les instituteurs français pour la propagande laïque.

Cette publication privée compte en 1912 plus de 20 000 lecteurs, soit le cinquième des instituteurs français.
Elle comporte plusieurs parties : partie scolaire, extra-scolaire, corporative.

La Revue de l'enseignement primaire et primaire supérieur est au centre des débats sur l'amicalisme et le syndicalisme dans l'enseignement primaire. De 1904 à 1914, Jean Jaurès apporte sa contribution au périodique à raison de deux articles par mois.


  

Journal de l’Instruction élémentaire

Journal mensuel de 1830 à 1832.

Editions Hachette

Destiné à répandre dans toutes les communes de France les meilleures méthodes de lecture, d'écriture, de calcul, de grammaire, de géographie, de dessin linéaire, [d'arpentage], de gymnastique et de musique.

La revue apparaît comme un précurseur direct du Manuel général de l’instruction primaire qui lui a porté un coup fatal.

Depuis quinze ans, l'enseignement primaire a reçu en France un développement considérable. Néanmoins, il manque dans un grand nombre de communes, et l'Administration sent la pressante nécessité de lui donner toute l'extension dont il est susceptible. On comprend mieux que jamais que l'instruction élémentaire est indispensable aux classes laborieuses ; que le repos et la prospérité de notre belle patrie sont liés étroitement à la culture des esprits. Les hommes les plus honorables secondent de leurs talents les intentions bienveillantes du Roi et de son gouvernement ; d'heureux changements ont eu lieu dans le régime disciplinaire des écoles ; des méthodes nouvelles ont aplani les nombreuses difficultés de l'enseignement. Cependant la plupart des instituteurs, des parents qui donnent eux-mêmes à leurs enfants les premiers éléments, restent étrangers à ces importantes améliorations.
L’éloignement, l’impossibilité où paraît être l’administration de pourvoir aux dépenses considérables qu’il faudrait faire pour répandre les bonnes méthodes et les bons livres dans plus de 30 000 communes ; la difficulté pour les instituteurs de se procurer les ouvrages nouveaux, dont le prix est trop élevé pour la plupart d’entre eux ; le silence des feuilles publiques, qui discutant de graves intérêts, ne peuvent fournir que de loin en loin des détails imparfaits sur les travaux relatifs à l’enseignement primaire, sont les véritables causes du peu de fruit que produisent ces travaux.
Nous croyons donc faire une chose nécessaire à notre pays, ainsi qu'aux Instituteurs, aux Institutrices et aux familles, en publiant un journal spécialement consacré à l'instruction élémentaire
(n° 1, novembre 1830).

Journal d’éducation, publié par la Société formée à Paris pour l’amélioration de l’enseignement élémentaire.

Journal  semestriel, d’octobre 1815 à septembre 1821.

Chez L. Colas, imprimeur-libraire