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Education physique

4. L'éducation physique et sportive


Un changement apparaît au début de la Vème république dans un contexte économique favorable auquel il faut ajouter une évolution sociale et culturelle.

La gym de maintien est ébranlée et le sport s'impose progressivement.

La circulaire de 1962 qui concerne l'organisation des activités de sport, place « l'enseignement des gestes sportifs comme une partie de la leçon d'EPS ».

Les Instruction officielles de 1967 consacrent la valeur éducative du sport et s'inspirent du courant de la pédagogie moderne.

Cette période se caractérise par le développement du sport dans la société française, le sport devient un fait social.


L’éducation physique est souvent délaissée par les instituteurs.

Pour remédier à cette situation, des CPC (Conseiller Pédagogique Départemental) et en 1969 des CPC (Conseiller Pédagogique de Circonscription) sont créés pour conseiller, guider et assister les instituteurs. Ils cherchent à développer les activités périscolaires comme l’USEP.

E. Faure instaure le 1/3 temps pédagogique, à la rentrée 69-70, qui permet le passage à 6h de l’éducation physique au lieu de 2h30.

« L’éducation physique et sportive n’est pas un élément qui s’ajoute à un ensemble éducatif constitué par l’enseignement du calcul, du français et des disciplines d’éveil, mais la partie intégrante d’un tout qui contribue à l’éducation de l’enfant. »

  






L’USEP


L’USEP (Union Sportive de l’Enseignement Primaire), commission sportive scolaire de l'UFOLEP (Union Française des Oeuvres Laïques d'Education Physique), secteur Plein air et Sport de la Ligue de l'enseignement, est créé en 1939 sous le ministère Jean Zay et Léo Lagrange.  

A partir de 1955, l'USEP est habilité à intervenir au sein des écoles primaires publiques pour développer, en leur sein, l'enseignement de l'éducation physique et sportive.

En instituant en 1970, la fonction de conseiller pédagogique de circonscription (CPC) en EPS, l'Etat assume entièrement l'accompagnement et le suivi de cette discipline. Au delà de l'altruisme de l'USEP au regard de l'éducation physique, la mission de service public qui lui demeure confiée repose désormais sur le sport scolaire.

Au titre de la loi sur le sport, l'USEP est officiellement reconnue, en 1984, comme la fédération sportive scolaire des écoles publiques de l'enseignement du premier degré. Ces statuts sont visés par décret du Conseil d'Etat.

Mais à peine l'Education Physique s'est-elle trouvée un objet et un contenu que ceux-ci sont remis en cause.

En devenant sportive l'EPS va se confondre avec la simple pratique compétitive telle qu’elle est pratiquée dans les clubs. Cette confusion contribue à alimenter les critiques sur la place de l'EPS à l'école et conduit à rechercher la spécificité scolaire d'une éducation par le sport.

Les pouvoirs publics tentent de déscolariser l’EPS.

La circulaire du 9 septembre 1971 fixe, à titre provisoire, les horaires hebdomadaires d’EPS à 3 h dans le 1er cycle, le complément pouvant être fait dans de nouvelles structures extrascolaires les Centres d’Animation Sportive créées à partir de 1972. Dans ces CAS dirigés par un professeur d’EPS, l’encadrement est essentiellement assuré par différents intervenants du milieu sportif. « Le sport à l’école n’est pas obligatoirement le sport dans l’école… » P. Mazeaud 1973 « il faut jouer sur un clavier à 3 touches: la formation de base donnée dans l’établissement, l’initiation à la pratique d’un ou plusieurs sports dans les CAS, enfin la compétition offerte par les associations telles que l’USEP et l’ASSU ». L’accent est mis sur le sport optionnel pratiqué en complément des horaires d’EPS dans les établissements.

"Dans l'enseignement du premier et du second degré tout élève bénéficie d'une initiation sportive. Cet enseignement est gratuit et à la charge de l’Etat. Il est donné soit par des enseignants, soit, sous la responsabilité de ces derniers, par des éducateurs sportifs…"(loi Mazeaud 1975).

J.P.Soisson rappelle en 1977 que les activités physiques ont un rôle irremplaçable dans le développement de l’enfant. Il ne doit pas y avoir de hiérarchie entre disciplines dites « fondamentales », activités d’éveil et éducation physique et sportive. Il porte à 5 heures l’éducation physique et activités d’initiation sportive pour les écoles primaires.

En 1981, une nouvelle période s’ouvre avec la rupture de l’EP avec le sport et par la volonté de se constituer en discipline d’enseignement à part entière.

L’EPS, précédemment sous la tutelle du ministère chargé de la jeunesse et des sports, intègre le ministère de l'Education Nationale.

Jean-Pierre Chevènement donne comme instruction : l’EPS à l’école élémentaire se fonde sur deux principes : la formation de l’élève est polyvalente, le maître est responsable de l’enseignement dispensé dans sa classe.... L’arrêté du 23 avril 1985 porte à 5h les horaires d’EPS à l’école élémentaire.

Il y a une volonté politique de lutter contre le chômage et l'échec scolaire, de faciliter l'insertion des jeunes, de définir une France forte, unie et solidaire. Pour l'EPS affirmation de finalités de Santé, de Sécurité, de Solidarité, de Responsabilité.

L’EPS doit, d’une part se démarquer du sport fédéral par la constitution de savoirs spécifiques, d’autre part mieux préparer les individus à la pratique d’un sport de loisir (gestion de la vie physique).

Cette période permet à l'EPS de sortir de sa crise en définissant son identité par des objectifs, des contenus, des stratégies pédagogiques et des modes d'évaluation originaux.

La loi de 1989 stipule que "l'EPS concourt directement à la formation de tous les élèves". L'EPS a réussi son intégration institutionnelle à l'Education Nationale. Elle est une discipline à part entière, intégrée et reconnue par l'administration centrale, elle doit maintenant se lancer à la conquête des mentalités afin de faire comprendre à l'ensemble des acteurs du système éducatif toute l'importance de cette intégration.


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