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A l’époque de Guizot, rien ne s’oppose à ce que l’instituteur public remplisse les fonctions de chantre à l’église. Il assiste aux offices, revêtu du surplis, et unit sa voix à celle du prêtre pour entonner les chants liturgiques et entraîner les fidèles. Sa fonction de chantre le conduit parfois, aidé d’un « souffleur », à jouer les « claviers ».

La coutume voulait que tous les ans, il fasse une quête à domicile. On lui remettait dans chaque maison de l’argent ou des denrées en nature comme rémunération de ses services. Cette coutume était contraire à la dignité du corps enseignant.

Dans l’instruction primaire élémentaire, le chant ne fait pas parti des matières enseignées ; Par contre le brevet de capacité supérieur pour les instituteurs exige des connaissances théoriques et pratiques sur la musique de plain-chant.

Le plain-chant ou chant grégorien est le chant ecclésiastique de l’Eglise romaine. C’est un système musical à une voix, de rythme libre, récité, mélodique ou orné. Dans les bourgs et villages, son enseignement se réduit le plus souvent à la simple lecture de « la note » du plain-chant, et à la répétition par cœur de quelques cantiques aux catéchismes.

Le plain-chant


L’enseignement musical scolaire nait sous la Restauration dans les écoles mutuelles de la ville de Paris par la volonté du Baron Joseph de Gérando, membre de la Société pour l’instruction élémentaire, et de l’un des plus grands pédagogues de la musique du XIXe siècle, Bocquillon Wilhem.

Le 6 avril 1818, l'abbé Gaultier propose d'introduire le chant dans l'école normale rue Saint-Jean-de-Beauvais et par suite dans les autres écoles élémentaires. Il expose que plusieurs communes ne sont pas en état d'entretenir un maître d'école, à moins qu'il ne soit en même temps en état de chanter à la paroisse ; que les instituteurs formés à l'école normale, ne possédant point la connaissance du plain-chant, ne peuvent remplir les fonctions de maître dans les villages peu aisés ; il pense qu'il serait utile d'ajouter l'enseignement du chant aux exercices de l'école normale élémentaire. (Registre délibérations du)

Le 8 septembre, Alexandre Choron est chargé de la classe de plain-chant au cours de l'Ecole normale d'enseignement mutuel, rue Carpentier, une indemnité annuelle lui est accordée. (Voir page Ecole normale)

Le 1er décembre 1818, on ordonne l'impression de tableaux de plain-chant.


Le 23 juin 1819, sous l'impression de ces premiers débuts, poussé aussi par le souvenir de ce qu'il avait vu en Allemagne, le baron De Gérando soumet à la Société pour l'instruction élémentaire la question de savoir s'il ne serait pas convenable d'ajouter aux écoles d'enseignement mutuel quelques exercices de chant et de musique, et, dans ce cas, quelle étendue, quelle méthode, quelle forme, quels instants on doit donner à ces exercices. Une commission est immédiatement nommée pour examiner ces questions, et, au mois d'août suivant, Jomard (un des fondateurs de la Société pour l'instruction élémentaire) obtient de ses collègues qu'il soit fait un essai en grand de l'enseignement nouveau, sous la direction de Wilhem.

La méthode Wilhem est agréée par le préfet le 8 septembre 1819 et appliquée à l'école entière rue Saint-Jean-de-Beauvais, le 2 octobre 1820.

Le 7 octobre 1822, Choron adresse un exemplaire de sa nouvelle méthode de musique au Conseil d'instruction primaire de la Seine.

Le 2 décembre, Pavani sollicite la faculté d'essayer sa méthode de chant dans les écoles de Paris. Il est agréé à l'école de la Halle-aux-Draps mais à condition de donner ses leçons suivant la méthode de Wilhem.

En 1826, Wilhem est chargé de diriger l'enseignement du chant dans les écoles élémentaires de Paris.

Prédominance du solfège


Dans beaucoup de classes, l’étude élémentaire de la musique est absolument ignorée. « C’était uniquement pour l’activité religieuse qu’à l’Ecole Normale on nous enseignait le plain-chant et quelques cantiques. » Clément Brun dans Trois plumes au chapeau.

Avec la troisième République, la pédagogie musicale scolaire devient un enseignement normal et d’initiation, intéressant toute la classe et pour tous les élèves, au même titre que le français ou le calcul, et obligatoire.

C’est le 23 juillet 1883 que sont arrêtés les programmes qui déterminent l’enseignement du chant dans les écoles.

« La musique est restée étrangère à nos mœurs et à notre tempérament, parce que la religion ne l’a pas sécularisée. Elle ne s’est pas mêlée à notre vie et n’a pas pénétré l’âme populaire, parce que la religion est restée, en sa forme comme en son fond, sacerdotale. L’émotion religieuse, de laquelle tous les autres grands enthousiasmes empruntent secrètement leur puissance, comment aurions-nous appris à l’exprimer par le chant, puisque de tout temps le culte nous déchargeait de ce soin, et par là privait l’individu de la ressentir fortement pour son propre compte ? » (Félix Pécaut, dictionnaire de pédagogie de Buisson)

La musique fait défaut. «Nos ressources musicales sont bien restreintes, toutefois nous n’en sommes pas entièrement dénués ; il y a certainement, dans les vieux airs rustiques de quelques-unes de nos provinces, une mine riche en précieux filons et qui n’a pas été exploitée. »

Les ouvrages qui se multiplient, s’adaptent davantage aux capacités et aux spécificités des élèves. Antoine Marmontel publie en 1886 un manuel scolaire La première année de musique qui bénéficie d’un succès commercial considérable.

- La première année de Musique, solfège et chants par Marmontel, Armand Colin et Cie éditeurs, vingtième édition, 1897.

 - La deuxième année de Musique, solfège et chants, 1897.

Méthodes actives


Les programmes de 1923 marquent un renouveau des pratiques pédagogiques. Ils se fondent sur les travaux de Maurice Chevais et d’André Gédalge.

Maurice Chevais (1880-1943) est l'un des principaux artisans du renouveau de la pédagogie musicale scolaire, il défend la méthode active en inversant l'ordre habituel qui a régné jusque là. Rompant avec le passé, il ne s'agit absolument pas de renier le solfège, mais de ne plus en faire un préalable à l'éducation musicale et de privilégier l'éducation auditive et orale, l'importance du chant. Maurice Chevais s'intéresse aux recherches en psychologie de l'enfant, explore les modes d'apprentissage des enfants et met au point de nombreux tests, expériences et procédés pédagogiques en éducation musicale. Inspecteur de l'Enseignement musical scolaire de 1919 à 1940, il conçoit une méthode complète et écrit un traité de pédagogie musicale : L'éducation musicale de l'enfance.

Trop souvent la musique est négligée dans nos écoles. Beaucoup de maîtres, qui se croient incompétents, ne donnent cet enseignement qu’à regret ou ne le donnent pas du tout. D’autres prennent pour un enseignement musical un enseignement théorique et abstrait qui ne tarde pas à enlever aux élèves la joie qu’ils éprouvaient à chanter. La nouvelle méthode consiste à faire l’éducation de la voix et de l’oreille avant de commencer l’étude théorique de la musique. C’est seulement quand l’enfant a appris à parler en entendant parler ses proches qu’on songe à lui donner connaissance, par l’apprentissage de la lecture, des signes graphiques.

« C’est par le chant que commencera cette éducation, par le chant, base et aboutissant de l’enseignement musical » écrit Maurice Chevais en préconisant l’usage du violon ou du piano, et en particulier, du nouvel instrument, le guide-chant. Ces instructions seront en vigueur jusqu’en 1972.

En 1930, 450 guides chant sont distribués dans les écoles de Paris.

L’Anthologie du chant scolaire et postscolaire, est abondamment distribuée dans les écoles comme les manuels de Maurice Chevais.

Maurice Chevais défend l'éducation musicale avec ferveur toute sa vie. Animateur de deux revues spécialisées L'art à l'école (1907-1939) et La musique à l'école (1912-1940), dévoué à la cause laïque, il devient le guide de nombreux professeurs de musique, directeurs d'école, instituteurs qui lui vouent souvent une grande admiration et beaucoup d'estime (Claire Fijalkow, Maurice Chevais, un grand pédagogue de la musique, l'Harmattant). Avec une forte personnalité il se heurte parfois à d'autres pédagogues éminents, notamment André Gédalge, auteur d'une méthode d'éducation fondée sur le développement de l'oreille et prend part à la fameuse querelle sur la notation chiffrée.

Sur le terrain, d’autres instruments de musique apparaissent comme le pipeau, la flûte douce, les flageolets et les petites percussions (tambourin, maracas). Le phonographe entre également dans les écoles. « Que le disque vienne à notre secours : il nous permettra une interprétation i ntelligente. Il donne une idée aux élèves des grands chefs-d’œuvre, il apporte un modèle d’exécution de qualité, il rehausse et ravie le contenu des fêtes scolaires, » écrit Jean-Jules Roger-Ducasse (Inspecteur principal de 1929 à 1941). Jean-Jules Roger-Ducasse préside le Comité Français du phonographe dans l'enseignement, publie de nombreux manuels, écrit d'innombrables articles et anime des conférences très suivies. Plutôt traditionnel, son goût porte avant tout sur les chansons patoises alors que Maurice Chevais, avec lequel il "cohabite" est un rénovateur qui se consacre entièrement à la pédagogie scolaire.


Le phénomène le plus marquant de l’entre deux guerres est l’apparition des fêtes scolaires. Elles ont souvent lieu sous le préau en présence du Maire et des conseillers municipaux. Une partie du répertoire pratiqué en classe, principalement folklorique, est retenue. D’une certaine manière, ces fêtes ont remplacé l’Orphéon municipal et joué un rôle assez similaire.

L’enseignement musical doit être donné, dans les écoles, par les instituteurs eux-mêmes. Cependant, les villes qui en font la demande sont autorisées à recruter des professeurs spéciaux. La ville de Paris en est un modèle du genre. Il peut arriver que, dans une école à plusieurs classes, un instituteur ou une institutrice, plus doué musicalement que ses collègues, assure l’enseignement musical dans tout l’établissement.

Programmes pour l’éducation musicale du 11 juillet 1922


-Section préparatoire : 6 à 7 ans

 Chants scolaires appris par audition.

-Section élémentaire : 7 à 9 ans

Chants scolaires appris par audition. Formation de la voix et de l’oreille ; Etudes des sons de la gamme, des intervalles simples, de la portée. Etude des durées : ronde, blanche, noire et silences correspondants. Mesure à 2, 3, 4 temps.

- Cours moyen : 9 à 11 ans.

Chants scolaires appris par audition. Exercices comportant de nouvelles valeurs (croches, double-croches, noire pointée et silences correspondants). La tonalité et les modes (majeur et mineur). Exercices de lecture : solfège et chant à une ou plusieurs voix.

- Cours supérieur : 11 à 13 ans.

Révision des notions théoriques acquises antérieurement. Notions élémentaires sur le rythme. Mesures composées, le triolet. Exercices de solfèges, chant scolaire, chant-choral à une ou plusieurs voix.


Horaires : 1 h 15 au cours préparatoire ; 1h pour les autres cours.

- Tourne disque Teppaz Oscar pour disques 33 tours et 45 tours.



En 1945, l’étude de cinq chants patriotiques est obligatoire : La Marseillaise, La Marche lorraine, Le chant du départ, Le Chant des Girondins et Le chant des partisans. Avec deux chants populaires au choix, ils font partie des épreuves du certificat d’étude. En 1962, ils sont réduits à La Marseillaise et au Chant des partisans accompagnés d’un chant populaire à choisir entre  Ah ! dis-moi donc, bergère et L’Hiver sera bientôt passé. En 1965, ces deux chants sont remplacés par Quand le meunier est à moudre et Mon père et ma mère.


L’utilisation du disque se développe.

Robert Planel (Inspecteur général de la ville de Paris de 1946 à 1974) rappelle que l'heure de musique doit être consacrée à s'exprimer en musique et non à copier des textes, même poétique… Notre école est celle du chant choral. Selon lui l’entrainement vocal régulier est réalisé en vue d’une formation chorale d’enfants et non destiné à révéler des solistes. Pour lui une séquence d’éducation musicale doit être menée à partir de quatre activités principales : la culture vocale, la culture auditive, qui comporte trois étapes : faire entendre des sons et des rythmes, faire reproduire ces sons et ces rythmes, le chant, appris par audition, et l’audition commentée des chefs d’œuvre de la musique.

Robert Planel dirige également le Cours normal de la rue Jean Lantier qui prépare au Certificat d'aptitude à l'enseignement du chant dans les écoles primaires de la ville de Paris et du département de la Seine. Le professorat dans les écoles communales permet à l'enseignant d'exercer d'autres activités musicales.

Robert Planel relance les concours interscolaires concurrencés par les fêtes scolaires entre les deux guerres. Obligatoires, ils deviennent facultatifs vers 1960.

Il est l'auteur de recueil de chants scolaires et il publie une collection de disques : Plaisir de chanter.


Les innovations apparaissent pendant les années soixante-dix avec l’avènement de la pratique instrumentale ; la flûte à bec et la percussion scolaire. Le chant est intégré au sein des activités d’éveil.

La radio scolaire est très utilisée par les instituteurs. Les recueils d’accompagnement permettent d’étudier les chants et récitations en dehors des horaires de diffusion. Ils sont des outils pédagogiques offrant un répertoire intéressant et important.

« La Radio scolaire apporte désormais à tous les élèves des écoles primaires les joies et les bienfaits de l’éducation musicale. Les jeunes des classes les plus isolées peuvent maintenant participer à d‘attrayantes et méthodiques leçons ». (Georges Favre)

La leçon de chant, lithographie de C. Barry, peint par Schloesser, publié par Goupil et Cie.

Médaille G.L.B. Wilhem. de Petit.

Société pour l'instruction élémentaire fondée en mai 1815 - chant scolaire 1819.

Attribué à Mr Lebeau Ainé en 1852

WILHEM


Guillaume-Louis Bocquillon, dit Wilhem, est l'un des premiers promoteurs de l'enseignement du chant dans les écoles primaires françaises et le fondateur de l'Orphéon. Il est né à Paris le 18 décembre 1781 et est mort dans cette ville le 26 avril 1842.

Jusqu'en 1815, on ne s'était guère imaginé que le chant dût jamais faire partie de l'enseignement des écoles primaires. La première idée en vint à Wilhem lorsqu'il eut connaissance des essais d'enseignement mutuel tentés par les fondateurs de la Société pour l'instruction élémentaire.

 « Isoler l'intonation de la durée fut la première idée lumineuse qui saisit M. Wilhem ; ensuite il inventa l'escalier vocal et une nouvelle main harmonique. Bientôt une autre conception non moins heureuse lui vint à l'esprit : diviser la méthode de chant en autant de degrés que les autres facultés de l'école était une condition ; il la remplit parfaitement, en prenant ces degrés dans les intervalles mêmes de l'échelle diatonique, nombre pour nombre. La tonalité et la connaissance des clefs musicales étaient d'autres points d'une haute difficulté pour nos écoles ; il imagina l'indicateur vocal, procédé ingénieux si bien en harmonie avec nos exercices, qui fait toucher au doigt l'explication des clefs, et qui apprend aux simples enfants à transposer sans peine, à distinguer tous les tons d'espèces différentes. » (Jomard.)

Le succès de Wilhem fut complet.


 Enseignements

- Valise tourne disque Jacques Barthe Super Campus (Education nationale)

Haut parleur intégré dans le couverle. 115/220 volts. 3 modes de lecture : 33, 45 & 78 tours.

La musique

- Tableaux de plain-chant, formant une méthode élémentaire, avec l'indication des procédés à suivre dans l'enseignement mutuel et l'enseignement simultané, par Félix Clément, 16 tableaux de 49 centimètres de haut sur 34 centimètre de largeur, Librairie de L. Hachette et Cie, 14 rue Pierre Sarrazin à Paris.

- Méthode B. Wilhem, manuel de lecture musicale et de chant élémentaire, méthode graduée dans l'Enseignement mutuel et dans l'Enseignement simultané, treizième édition, Garnier Frères, Editeurs de l'Orphéon et Hachette, 1872.

  

L'Orphéon


En octobre 1833, Wilhem complète et généralise son œuvre par la création de l'Orphéon, c'est-à-dire en constituant des réunions périodiques des enfants des différentes écoles pour le chant en commun en compagnie d’adultes des cours du soir gratuits de solfège et de chant.

Le 1er novembre 1834, le ministre de l'instruction publique, sur le rapport d'Orfila, fait distribuer deux cents exemplaires des tableaux Wilhem dans les écoles primaires de France, aux frais de l'Université.

Le 6 mars 1835, le conseil municipal de Paris arrête que le chant sera enseigné dans trente écoles nouvelles, et Wilhem est nommé directeur inspecteur général du chant dans les écoles primaires de la ville de Paris.

Il dirige une vingtaine de répétiteurs pour 90 écoles parisiennes. Chaque répétiteur, modestement rémunéré, enseigne 3 heures par semaine dans chacune des quatre ou cinq écoles dont il a la charge.

Wilhem ouvre la voie à un nouveau métier : le professorat de musique à l’école primaire.

Les successeurs de Wilhem, comme le compositeur Charles Gounod (en fonction de 1852 à 1859), continuent son œuvre.

Le déclin de l’enseignement mutuel entraîne la disparition progressive de l’usage de la méthode Wilhem.

A partir de 1860, l’orphéon perd peu à peu son statut de référent principal au profit des concours interscolaires de solfège et de chant choral sous l’initiative de François Bazin (inspecteur en fonction de 1860 à 1878) qui dureront jusque dans les années 1960.

- Maître de coeur, de Julius-Garibaldi Melchers (11 août 1860 - 30 novembre 1932, artiste américain), gravure de M. Baude.

Guide-chant


Nouvel outil pédagogique des années trente.

« Il nous est possible d’affirmer que les maîtres, quelles que soient leurs aptitudes musicales et leur préparation professionnelle, pourront donner un enseignement musical de valeur et conduire une sûre éducation artistique s’ils introduisent à l’école l’instrument qui rendra possibles les indispensables exercices de culture vocale et de formation de l’oreille : le guide-chant. Il sera le constant auxiliaire du maître.» Maurice Chevais.

Il disparaît dans les années soixante.

- Guide-chant J. Richard.

- Phonographe pour disques 78 tours


- Disques 78 tours collection CEL et Scoladisque.

Le phonographe


Même imparfait avec son son désastreux, il fascine et suscite un engouement certain.


Un Comité français du phonographe, présidé par Jean-Jules Roger-Ducasse, inspecteur principal, est mis en place en1928, sur l'initiative de Léon Riotor, Conseiller municipal de Paris.


 " Que notre enseignement soit concret, expliquez, montrez avant de faire apprendre... Voici l'heure du chant. Le maître sera-t-il à la hauteur de sa tâche ? Pour solfier, oui, pour donner l'expresion, l'atmosphère, généralement, non. Que le disque vienne à notre secours : il nous permettra une interprétation intelligente. Il donne une idée aux élèves des grands chefs-d'oeuvre, il apporte un modèle d'exécution de qualité, il réhausse et varie le contenu des fêtes scolaires." (L'utilité du disque à l'école, Jean-Jules Roger-Ducasse)

- Notions scolaires de musique par A. Lavignac, première année, livre de l'élève, Henry Lemoine et Cie, 1905.

- Petite théorie de la musique, contenant l'exposé des principes essentiels de la Notation chiffrée et cinq questionnaires par J. Bayer, Professeur de chant dans les écoles de la ville de Paris, Alphonse Leduc & Cie, Editeurs de musique, Paris. 1925.


Le principal élément de nouveauté consiste dans l'introduction des principes essentiels de la notation chiffrée, considérée comme moyen d'initiation à la notation usuelle, c'est-à-dire limitée aux procédés pédagogiques indiqués par le Conseil supérieur de l'Instruction publique lui même et imposés maintenant en vue de tous les examens officiels.

- Les chants de l'enfance par Claude Augé, librairie Larousse,


- Supplément au livre de musique de Claude Augé, librairie Larousse, 31e édition, 1941.

- Chants populaires pour les Ecoles, poésies de Maurice Bouchor, mélodies composées ou recueillies par Julien Tiersot, Librairie Hachette, 1891.

  

- Solfèges des enfants et des écoles primaires à l'usage des collèges, pensionnats, séminaires par Alexis de Garaudé, membre du conservatoire de France. Cet ouvrage a été adopté par le Ministre de l'Instruction publique, septième édition, A Paris chez l'auteur et Hachette.

  

- Solfège scolaire (première édition 1911), édition en deux volumes par Maurice Chevais, Inspecteur de l'Enseignement musical, Alphonse Leduc, 1946.

  

- Pour les écoles, Chansons rustiques à deux voix pouvant être chantées à l'unisson, Paroles de Maurice Bouchor, mélodies populaires harmonisées par Jules de Brayer, Alphonse Leduc et Cie, Editions musicales, 1911.

  

- Chants pour les écoles, recueil de petits chants à une voix par A. Danhauser, Inspecteur principal de l'Enseignement du chant dans les écoles communales de Paris, Henry Lemoine, Editeur et Librairie Hachette & Cie.

  

- Les petits chants des écoliers à une ou deux voix, Education, Patriotisme, culture du goût, par Félix Comte, Librairie Armand Colin, 1908.

  

- L'âme enfantine, 50 chansons pour les écoles, par Marc Legrand, Librairie Armand Colin, 1908.

- Anthologie du chant scolaire et post-scolaire, publiée sous la direction de la Société Française "L'art à l'école", 1ère série, Chansons populaires des provinces de France (dix fascicules). 4e fascicule ; Ile de France et Normandie. Au Ménestrel et Heugel éditeur, 1926.

Maurice Chevais (1880-1943)


Maurice Chevais est un grand pédagogue de la musique, il est l'un des grands pionniers de l'éducation musicale moderne, il a conçu l'une des premières méthodes actives.


Inspecteur de l'enseignement musical scolaire parisien entre 1919 et 1940, théoricien, auteur d'innombrables articles et de manuels scolaires, il est un militant infatigable de la cause de l'éducation musicale.
Passionné par la psychologie de l'enfant, très proche collaborateur de la société Binet, actrice majeure des premières recherches en ce domaine, Maurice Chevais conçoit une œuvre pédagogique immense dont le fleuron est sûrement son traité pédagogique : L'éducation musicale de l'enfance. Fin connaisseur de l'histoire de la pédagogie musicale, possédant une culture très étendue, Maurice Chevais consacre sa vie à ses travaux. Il devint à cette époque une personnalité de référence. Proche du pouvoir musical, présent à toutes les manifestations importantes (congrès sur la musique à l'école, colloques, conférences), Convaincu que l'attention extrême portée à la spécificité de l'enfant est fondatrice de toute pédagogie, Maurice Chevais se préoccupe essentiellement de proposer et de défendre une pédagogie totalement adaptée aux contraintes scolaires. Doté d'une forte personnalité, il se heurte parfois à d'autres pédagogues éminents (notamment André Gédalge), et prend part à la fameuse querelle sur la notation chiffrée.

André Gedalge (1856-1926)


André Gedalge, né à Paris le 27 décembre 1856 et mort le 5 février 1926 à Chessy, est un compositeur et pédagogue français.

André Gedalge a été l'un des plus remarquables musiciens de sa génération. Il commença par travailler dans la maison d'édition familiale, installée au 75 rue des Saints-Pères à Paris, les éditions Gedalge spécialisées dans les livres de prix pour les écoles laïques.

Au début de l'année 1904, par décret du Ministre de l'Instruction publique sur proposition du directeur des Beaux-Arts, il est nommé inspecteur de l'enseignement musical en remplacement de Victorien de Joncières, décédé en octobre 1903. Le 8 octobre 1905, il est nommé "Membre du Conseil supérieur de l'Enseignement".


Alors qu'il composait sa Symphonie en ut mineur, tout à coup, comme si une inspiration soudaine lui fût venue, il ne s'occupa plus que de l'instruction musicale des enfants de nos écoles, qui aboutira à la Méthode d'enseignement de la musique par l'éducation méthodique de l'oreille.

"Tous les jours je réunis chez moi (à Chessy) des enfants du pays" (14 août-12 septembre 1919). Se basant sur ses expériences, il estime que "l'éducation proprement dite de l'oreille est complète au bout d'une quinzaine d'heures ; à ce moment, l'enfant entend ce qu'il lit, et la conscience qu'il a de ce qu'il a appris l'incite à vouloir apprendre davantage". Il ajoute : "j'ai été amené à reconnaître que musicalement, on peut demander beaucoup aux enfants, à la condition qu'ils comprennent ce qu'on leur dit : tel est le but de ce manuel.

A propos de la Méthode, il écrira à Charles Koechlin, le 18 septembre 1921 : "ça a été un gros travail pour moi ; j'ai encore de la besogne dessus. Cela m'empêche de composer ; mais c'est bien plus utile que mes compositions, tout au moins pour les autres". (André Gédalge, petit fils)

- Jeux musicaux Martenot, série "disques et images" créée par Maurice Martenot et Nelly Caron, disques Pléiade.