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Les leçons de choses ne vont pas sans les choses elles-mêmes ou leur représentation. D’où la nécessité d’un musée scolaire, collection d’objet accumulés par le maître en vue de son enseignement.

Qui ne connaît le goût des enfants pour les images, leur insatiable curiosité, leur bienheureuse manie de tout voir et de toucher à tout ? Donner satisfaction à ces instincts vraiment providentiels, c’est faire aimer à la fois le maître et l’école, et assurer le profit des leçons. (Eugène Rendu)


« On place sous les yeux des enfants, dit M. de Cormenin, à mesure qu'ils peuvent les comprendre, les objets des trois règnes de la nature, le végétal, le minéral, l'animal. On tient ces divers objets dans des armoires séparées ; chaque objet a son casier. On y voit des épis de blé, d'orge, de froment, des herbages, des légumes, des fruits. On les nomme devant eux, on les leur montre, on les décrit. Ils s'accoutument à les distinguer, à les reconnaître, à les dénommer eux-mêmes et tout de suite. Pareillement, des échantillons de pierres, de terres, de plâtres, de marbres, de soufre, de métaux, d'or, de cuivre, de plomb, d'argent, de bitumes y sont classés dans un ordre méthodique. On les leur fait toucher, on en dit l'origine, on en explique brièvement la transformation et l'application aux divers usages de la vie. Il en est de même des animaux empaillés et représentés aux enfants, tels que la nature les a faits, moins la vie. Ils savent leurs noms, leurs moeurs, leurs instincts, leur manière d'être, leurs qualités, leurs dangers. » (Manuel général de l'instruction primaire, 1849)

  

Les collections


Si le maître réunit ses collections au hasard, sans plan conçu à l'avance, il entassera une foule d'objets qui ne lui seront jamais d'aucune utilité, et il négligera de recueillir les choses les plus indispensables. Le maître n'oubliera pas que le musée scolaire doit être approprié à l'enseignement et non l'enseignement au musée.


 « D’ailleurs c’est par les élèves que doit se constituer, en grande partie, un musée scolaire. Là est le vrai profil ; nul herbier, par exemple, ne vaut celui que se font les enfants eux-mêmes… il ne s’agit ni de recherches laborieuses, ni de science profonde, ni d’installation luxueuse. » (Eugène Rendu, Manuel de l’enseignement primaire, librairie Hachette et Cie, 1881)


« Il faut éviter la spécialisation excessive des collections, d'introduire des objets plus curieux que réellement utiles à l'enseignement primaire. Ce qu'il importe surtout de faire connaître aux enfants, ce sont les objets qui les entourent, ce sont les produits de la localité ou mieux de la région qu'ils habitent. Et ces produits, les enfants les eussent-ils sous les yeux, ne manqueront pas d'être intéressants lorsqu'un maître habile saura les faire observer, les présenter sans cesse sous de nouveaux aspects. Il est d'ailleurs une foule de choses que nous croyons connues de l'enfant, alors qu'elles sont restées pour lui complètement inaperçues. Mais, outre les objets provenant de la région, le maître rassemblera les produits étrangers que l'on emploie dans les industries locales ou dans les usages journaliers de la vie. En fin avec un peu de bonne volonté, l'instituteur se procurera sans frais, par ses relations avec les industriels du pays, avec les parents de ses élèves, dans ses propres voyages, une foule d'objets qui viendront enrichir son musée. »

  

Création d’un musée scolaire


 « J’ai organisé, un peu selon les conseils contenus dans le bulletin n°2 de cette année, un musée scolaire qui se complète de jour en jour, et offre déjà des centaines d’objets utiles à l’instruction de mes élèves ; il se compose actuellement des collections suivantes :

1° Graines de toutes céréales avec son, farine, gluten, amidon, levain, pâte, pain et toutes les fécules ;

2° Graines de toutes les plantes légumineuses, entre autres, graines de betterave avec échantillons de sucre brut, cassonade, sucre blanc non raffiné et raffiné ;

3° Les condiments et les assaisonnements ;

4° Graines des plantes oléagineuses et fourragères ;

5° Un herbier agricole ;

6° Une collection d’échantillons de tous les bois indigènes propres à la construction, et quelques bois étrangers pour l’ébénisterie ;

7° Les huit principaux métaux avec leurs minerais ;

8° Les calcaires, dont trente-un échantillons de marbres, dix de pierres à bâtir, les quartzs, les silex, etc. ;

9° Quelques sels de fer, de cuivre, de soude, le soufre, le salpêtre, la potasse, l’alun, le borax, etc. ;

10° Echantillons de divers combustibles ;

11° Environ cent cinquante insectes différents, vingt cartes de mollusques marins et terrestres, deux échantillons de zoophytes, éponge et polypier ;

12° Une collection de cent cinquante pièces de monnaie, composée de trois pièces romaines, une série française de Henri II jusqu’à nos jours, et une série de pièces étrangères modernes ;

13° Echantillons de poterie, faïence, porcelaine, verre, cristal, glace ; des différents tissus ; de produits industriels tels que savon, bougie, etc. ;

14° Industrie locales, échantillons de laines montrant toutes ses transformations depuis la laine en suint jusqu’au drap.

Veuillez agréer, etc.

L’instituteur de Caudebec-lès-Elbeuf, J.DELARUE. »

(bulletin de l’instruction primaire de septembre 1878)

Musée scolaire de Vergné

en Charente-maritime.

Musées scolaires d’ordre et d’usages variés


J’en avais donc rencontré un bien modeste : beaucoup de flacons à large goulot, mais surtout des vieux calendriers ; oh ! Une quantité de vieux calendriers. Méconnaissables, il est vrai,- puisque recouverts sur chaque face de papier blanc bien collé – ils servaient de supports à des séries d’objets fixés sur leurs cartons. Ce calendrier-ci en grosses lettres, mentionnait dans son titre : chauffage, cet autre : éclairage, habitation… etc…

« Avec eux, monsieur, me disait le maître enthousiaste, la leçon se fait toute seule. » C’était juste : la preuve m’en était offerte, car précisément le calendrier : chauffage était aux prises – littéralement – avec l’auditoire. Ss richesses, une à une déficelées, circulaient, morceau de hêtre léger, de chêne plus dur… puis ceux de tourbe, de charbon de bois, houille, coke, anthracite…

L’instituteur dirigeait simplement l’expérimentation : observation par la vue, le toucher…

En effet, il avait raison, la leçon se faisait toute seule, constituée par les remarques, les réflexions enfantines provoquées. Les plus somnolents étaient réveillés, les plus timides jasaient, émettaient leurs idées, leurs opinions.

Allons, bon ! Un accident : c’est le morceau de charbon de bois qui tombe, s’émiette sur le pavé. Mais c’est tant mieux au contraire ! Et le maître fait reconnaître que le charbon de bois est friable. Il achève le désastre, réduit le fragment en poussière, parle des usages de celle-ci. Ainsi , l’accident devient une expérience.

« Et puis, me dit-il à mi-voix, il faut que cela s’use, un musée scolaire, afin qu’on le reconstitue, afin que chacun y contribue, que chaque génération d’enfants le fasse sienne. On va s’ingénier à me remettre ici un beau morceau de charbon de bois au plus vite. J’en aurai dix pour un : ce sera le plaisir et aussi le profit. »

(Louis Carol, L’Ecole Nouvelle, 1906)

Instructions pour la chasse aux insectes.


Pour rapporter les insectes qu’on a pris, il faut se munir d’un petit flacon à large goulot. On y adapte un gros bouchon de liège, assez long pour qu’on puisse l’ôter et le remettre facilement, mais bouchant bien. On remplit ce flacon à moitié, avec de la sciure de bois fine, et on y verse quelques gouttes de benzine. C’est là-dedans qu’on met les insectes à mesure qu’on les prend. On peut même les laisser plusieurs mois sans inconvénient, pourvu qu’on remette de la benzine de temps en temps, tous les quinze jours par exemple. – Les papillons ne doivent pas être mis dans la sciure de bois. Il faut éviter de toucher leurs ailes. On le prend par le corselet, et on le pique. Il faut être muni d’une boîte dont le fond soit garni de liège pour y piquer les papillons, et cette boîte doit être profonde pour que les ailes ne touchent à rien. On doit mettre quelques gouttes de benzine sur le corps de l’insecte, afin qu’il ne se réveille pas de l’évanouissement produit par la pression sur le corselet ; l’épingle le traverse et ne le tue pas.

Pour piquer les insectes, il faut avoir des épingles spéciales. Ces épingles de 5 ou 6 centimètres de long, et plus ou moins fines, ne coûtent que 1 fr. 90 le mille. Les épingles ordinaires sont trop grosses et trop courtes. On doit enfoncer l’épingle de manière que le quart seulement de sa longueur dépasse en dessus. (Manuel de l’Enseignement primaire par Eugène Rendu, librairie Hachette, 1881)

Musée scolaire d'Anfreville-la-Mivoie en Seine-Maritime

Maison Emile Deyrolle


Les tableaux d'histoire naturelle

Il nous paraît utile d’attirer l’attention sur cette intéressante série de tableaux qui représentent, dessinés à grands traits, et peints de couleurs voyantes, 600 à 700 sujets, et environ 3000 dessins coloriés. Autour de ces sujets, on lit quelques explications essentielles, en gros caractères, et auxquelles sont joints, quand il y a lieu, des échantillons en nature des objets eux-mêmes. Figures et spécimens en disent plus long que bien des pages sur l’aspect, la structure et la nature véritable des plantes ou des minéraux dont on veut donner aux enfants une notion claire et suffisante. La collection Deyrolle est, une sorte de musée portatif des arts et métiers à l’usage des enfants, musée qui leur ouvre de toutes parts sur le monde les horizons et les points de vue.

Le musée scolaire est classé en séries et en groupes. Les sciences naturelles, les arts industriels et agricoles, les connaissances les plus utiles au cultivateur, à l’ouvrier, etc., sont passés en revue, décrits, exposés, démontrés dans leurs résultats et dans leurs principes. A chacune des séries correspond un manuel explicatif dans lequel l’instituteur peut puiser le complément d’instruction nécessaire. Les tableaux de la première série comprennent les généralités sur l’organisation du corps de l’homme, des animaux vertébrés, articulés, des plantes, et sur la formation de la terre. C’est pour ainsi dire l’introduction à la seconde série, laquelle est beaucoup plus étendue, et place sous les yeux des élèves des éléments d’agriculture, les principales espèces de plantes alimentaires, industrielles, vénéneuses, - la houille et l’indication de son origine au sein des couches terrestres, les principaux minerais, et les traitements divers que leur font subir les hauts-fourneaux, les marteaux-pilons, etc., - les industries textiles, - les animaux et insectes utiles ou nuisibles, etc. (Manuel de l’enseignement primaire par Eugène Rendu, 1881)

Boîte sciences naturelles ; Minéralogie, quartz en cristaux.

Boîtes sciences naturelles ;

- Insectes nuisibles

- 7 ordres d'insectes

Tableaux du musée scolaire pour leçons de choses avec échantillons naturels.

Série technologie :

- Le papier

- La houille

- Le fer

- Le haut fourneau


Série plantes industrielles :

- Le lin

- Gommes et résines

- Bois industriels, pin sylvestre, mélèze, pin maritime, sapin épicéa.

  

Librairie Charles Delagrave


Musée de leçons de choses par L. Ninius

Meuble verni au tampon, de 1m de haut, 0,70m de large et de 0,08m de profondeur.

Ce musée se fixe au mur. Une porte vitrée laisse voir 108 casiers étiquetés, dont 81 contiennent des échantillons des trois règnes de la nature.

Ces échantillons sont classés sous les titre suivants : 1° Bois ; 2° Pierres ; 3° Métaux ; 4° Matières textiles et cuirs ; 5° Matières alimentaires ; 6° Matières combustibles ; 7° Productions locales ; 8° Insectes nuisibles.

Les casiers placés sous la rubrique "productions locales" ainsi que ceux où sont inscrits les noms des principaux insectes nuisibles sont vides et destinés à recevoir des productions et des insectes recueillis dans la localité par les élèves eux-mêmes.

Un tiroir, dissimulé sous les casiers inférieurs, sert à déposer l'objet sur lequel le maître fait sa leçon.

Le musée industriel scolaire de Dorangeon est contitué de 12 planches illustrant les productions de 75 industries au moyen de 1200 échantillons allant des matières premières aux produits ouvrés. Ce musée tout fait a l'inconvénient d'interdire toute manipulation par les élèves.


1e planche. -- Alimentation : Les céréales ; Les pâtes alimentaires.

2e planche. – Alimentation : Les légumes ; Les épices.

3e planche. -- Alimentation :       Les boissons ; les industries diverses.

4e planche. -- Vêtement : le lin ; Le chanvre.                                 

5e planche. -- Vêlement : Le coton ; Le jute.                                

6e planche. -- Vêlement : La laine ; La soie.

7e planche. -- Vêlement (chaussure) : Le cuir ; Les peaux.

8e planche. -- La teinture. : Le nettoyage.

9e planche. – Habitation : Les pierres ; Le bois.                            

10e planche. -- Habitation : La métallurgie.

11e planche. -- Habitation : Le chauffage ; L'éclairage.

12e planche. -- Besoins Intellectuels : Les industries diverses.

Collections d'éditeurs

En tout enseignement, le maître, pour commencer, se sert d’objets sensibles, fait voir et toucher les choses, met les enfants en présence de réalités concrètes, puis, peu à peu, il les exerce à en dégager l’idée abstraite, à comparer, à généraliser, à raisonner sans le secours d’exemples matériels.

C’est donc un appel incessant à l’attention, au jugement, à la spontanéité intellectuelle de l’élève que l’enseignement primaire peut se soutenir. Il est essentiellement intuitif et pratique. 

(Programmes annexés à l’arrêté du 27 juillet 1882)

Enseignement scientifique


1. Le musée scolaire

Organisation pratique des Musées scolaires, pour faciliter l’application des programmes du 27 juillet 1882.


« Les musées scolaires ont pour but de permettre, à l’école primaire, l’application de la méthode dite intuitive.

Le musée scolaire ainsi entendu n’est pas seulement l’auxiliaire de la leçon de choses, mais de tout notre enseignement. La lecture, la géographie, l’histoire, les sciences physiques et naturelles, le dessin, la morale, l’instruction civique, l’agriculture, les mathématiques, les travaux manuels doivent y trouver une aide puissante et indispensable.

Les programmes étant établis, le maître dressera d’abord, au moins dans ses grandes lignes, le catalogue des objets qui peuvent trouver place dans son musée scolaire…

Lorsqu’un échantillon aura été découvert, il aura sa place marquée d’avance, selon l’ordre établi, et le musée scolaire se formera aisément et comme de lui-même.

Les échantillons seront déposés dans des boîtes vitrées, préparées à l’avance, afin de mettre les produits à l’abri de la poussière et des autres dangers de l’atmosphère. On ne saurait inspirer trop tôt aux enfants, le goût de l’ordre et de la propreté.

Je ne suis pas partisan de laisser les spécimens suspendus aux murs de la classe. Le moindre inconvénient de ce système est la malpropreté constante et l’altération rapide des objets. Il en est un autre plus sérieux : les enfants apportent fort peu d’attention aux objets qu’ils ont constamment devant les yeux. J’en ai un exemple frappant dans ma classe, pour les travaux d’histoire naturelle acquis par la municipalité. Je ne veux pas qu’il en soit de même pour les échantillons qui composent notre musée.

Et puis est-il possible de disposer ainsi sur les murs et de conserver tous les produits qui, avec le temps, viendront composer nos collections ? Evidemment non.

 Nous considérons enfin qu’il est un meilleur emploi des surfaces dont il s’agit : cartes et tableaux noirs. Nous voudrions que l’école eût une armoire ou un placard destiné à recevoir des boîtes qui renferment les échantillons. Chaque boîte portant un numéro ou un titre qui se rapporte au catalogue, il devient aisé au maître de préparer avant la classe, ou de trouver immédiatement, les objets nécessaires à son enseignement. Ces objets apportés sous les yeux des élèves, au moment même de la leçon à laquelle ils se rapportent.

Les enfants surpris, émerveillés parfois, attachent beaucoup d’importance à cette manière d’agir et conservent un souvenir bien fructueux de la leçon donnée. Or, rien n’est à négliger en éducation.

Le catalogue ayant été dressé en vue de l’enseignement à donner aux élèves, il n’est pas à craindre de spécialisation. Nous l’avons dit plus haut, l’enfant doit recevoir des notions sur tout ce qui l’entoure et non sur quelques sujets choisis par le maître ; telle est la condition première à laquelle doit satisfaire le musée scolaire.

Les enfants fourniront les premiers échantillons ; le maître continuera, puis on aura recours aux promenades scolaires, lesquelles fourniront ainsi que nous le montrerons ici quelque jour, d’abondantes récoltes.

La localité elle-même fournira d’abord tous les échantillons qu’elle peut offrir. Enfin, le musée s’augmentera surtout par de nombreux échanges avec les collègues éloignés et mieux favorisés. La persévérance et le zèle de l’instituteur trouveront amplement à s’exercer dans une telle entreprise.

Il importe d’arriver à la possession de plusieurs milliers d’échantillons : ce n’est qu’à ce prix, que le musée scolaire existe véritablement.

Voici comment nous avons disposé la classification de notre musée scolaire et des sections qui le composent :

Première section. – Géologie et minéralogie : (principaux minéraux et fossiles.)

2e section. – Botanique : (herbiers, plantes utiles, plantes nuisibles, plantes médicinales avec notions sur leurs principales propriétés.)

3e section. – Zoologie : (mammifères, oiseaux utiles et nuisibles, insectes utiles et nuisibles, reptiles conservés dans l’alcool, coquillages marins et fluviatiles.)

4e section. – Sciences physiques et chimiques : (petits appareils pour démonstrations ; produits chimiques.)

5e section. – Agriculture : (spécimens des différentes terres de la localité, engrais, amendements, grains et graines, autres produits du sol.)

6e section. – Alimentation : (farines, pâtes et denrées alimentaires, épices, café, cacao, thé, sucre, salaisons, etc., boissons.)

7e section. – Hygiène et pharmacie scolaire : (collection de médicaments d’un emploi facile et d’objets pouvant être d’un grand secours en cas d’accidents ; alcool et tabac, tableau représentant l’estomac d’un fumeur, tableaux indiquant les règles à suivre pour se bien porter et les précautions à prendre en cas d’épidémie.)

8e section. – Chauffage et éclairage : (bois préparés, charbons ; houille, coke et leurs produits ; chandelle, bougie, pétrole, huiles à brûler.)

9e section. – Bois et industrie s’y rapportant : (coupes longitudinales et transversales avec écorce, tiges, brindilles, bois sous toutes ses formes et à tous ses états, brut, poli, verni, etc.)

10e section. – Industries diverses et produits industriels : (construction, pierres, minerais et métaux à leurs divers états ; vêtement, matières premières et tissus, teintures ; chaussure, cuirs préparés ; coiffure, feutres, etc.)

11e section. – Industries locales : (porcelaine, poteries communes, verrerie, poteries artistiques, statues, fleurs artistiques, faïence, marqueterie, tréfilerie, matières premières et produits fabriqués.)

12e section. – Papeterie et enseignement par l’image : (chiffons, pâtes, papiers, sous différentes transformations ; brochures, ouvrages reliés, parchemin ; modèles : écriture, dessin ; craie, crayon…, et tous les outils de l’écolier ; gravures de toutes sortes : historiques, géographiques, scientifiques, se rapportant à l’agriculture, aux arts, reproduisant une foule de scènes et de travaux pouvant donner lieu à des leçons toujours variées.)

13e section. – Histoire et géographie : (archéologie, débris de monuments anciens, armes, numismatique, monnaies anciennes, assignats, billets Law, cartes découpées et objets se rapportant à l’histoire et à la géographie.)

14e section. – Mathématiques, solides géométriques, travaux manuels : (bûchettes, constructions de solides en papier, en carton et en bois, boîtes, découpages, dessins et objets variés, - papier, carton, bois et fer.)

Il n’est aucun enseignement qui ne trouve ici sa place. Les produits fabriqués figurent toujours sous leurs différentes transformations, la matière première est jointe. Il va sans dire que le musée pourra toujours être plus étendu. Nous n’indiquons ici qu’un minimum, et tel est celui composé par nous-même. La création d’un musée scolaire est possible partout ; il suffit de bonne volonté et d’entrain. Mais qui n’en a pas, quand il s’agit de l’éducation populaire, de l’avenir de la Patrie ! Tous les éducateurs l’ont compris ; tous rivalisent d’ardeur, animés d’une généreuse émulation en faveur de l’éducation nationale.

(Anatole Réau, instituteur public. Revue d’éducation et d’instruction primaires du 1er septembre 1887)

  


 Enseignements

Montrer des choses, faire des expériences, cela suppose un musée et un nécessaire expérimental, des instruments et des collections, le tout bien rangé et à portée de la main…

Un nécessaire ou compendium scientifique coûte aujourd'hui de 80 à 150 francs. On pourrait peut-être commencer par là ?

Avant la guerre, avec le concours du cercle local de la ligue de l'Enseignement, nous avions pu doter plus de soixante écoles d'un nécessaire expérimental. Mais un tel matériel est par trop réduit : qu'un flacon ou qu'un tube se brise et voilà les expériences arrêtées pour longtemps, parfois pour toujours… Il finit rapidement sa carrière au grenier, à la cave, un peu partout.

Pour ce outillage, qui a besoin de beaucoup de place, il faut d'abord une armoire, une armoire fermant à clef et défendue ultérieurement contre toute affectation différente par l'inscription " Musée scolaire". Nous y rangerons, en plus du petit matériel de chimie, un matériel élémentaire de physique : loupe, prisme, diapason, etc., et toutes nos collections. Le tout sera à l'abri de la poussière et à bonne portée.   Posons donc ces principes : Il n'y a pas, à l'école primaire, d'enseignement scientifique possible sans un musée scolaire ; il n'y a pas de musée scolaire pratique et durable sans une armoire spéciale exclusivement réservée aux collections réunies et à réunir. (M. Profit, La coopération à l'Ecole primaire, 1926)

  

Armoire du musée scolaire de Chartres.

L'alimentaire

- Boîte Chocolat Menier, offert par Menier aux musées scolaires. Leçons de choses sur l'histoire du chocolat.


- Panneau Le chocolat offert par Chocolat Cardon.


- Panneau et boîte La margarine offert par Astra.

Voici les oléagineux dont on extrait les huiles qui entrent dans la composition de la margarine.

Le textile

  

Coffret "Le coton" par les marques C.B., J.T.P.F. et L.V.

Boîte "Fil au Conscrit", A. Crespel à Lille

Coton, conception-réalisation J. Duplan, Syndicat général de l'industrie cotonnière française.

Provenance : département d'Algérie

Echantillons er tableau sur le textile linvosges

L'industrie


  

Panneaux sur la fabrication des plumes et des crayons chez Gilbert's Blanzy-Poure.

La fabrication de l'aluminium - Péchiney - Nogueres

- Union des chambres syndicales de l'industrie du pétrole, cette boîte est offerte gracieusement par Esso, échantillons de produits pétroliers issus de la distillation du pétrole brut.

La récolte

- Bibliothèque de Travail, Collectionne les insectes, N°274, Freinet, 1954.

- Autour d'une mare, gravure du Petit Français illustré du 7 septembre 1889.

  

- Boîte à herborisations

- Herbier de René Simon, 1936.

- Herbier de 1914, avec présentation d'une planche finie, d'une plante en séchage et d'une étiquette vierge de la maison Deyrolle.

- Herbier du musée de Chartres.

- Les roches, par A. Petitot, Inspecteur de l'Enseignement primaire.

Voici ce que suggère un instituteur public, A. Réau, pour constituer des collections scientifiques dans un article de la Revue d'Education du 1er mai 1888.


Exemple de groupement sur l'histoire du chocolat :

1. Branche du cacaoyer avec feuilles, fleurs et fruits ; -- 2. Cabosses ; -- 3. Cacaos-Haïti, Sainte-Lucie, Martinique, Caracas, Bahia, Para Maragnan, Granada, Guyaquil Machala, Arriba de l'Equateur, Carupano de Venezuela, Caraque Chuao ; -- 4. Cacao Ceylan ; -- 5. Cacaos torréfiés ; -- 6. Coques de cacao ; -- 7. Beurre de cacao : -- 8. Sucres indigènes de betteraves de France ; -- 9. Sucres exotiques de canne, de la Martinique ; -- 10. Vanille Bourbon de l'ile de la Réunion ; -- 11. Vanille du Mexique ; -- 12. Chocolats en tablettes ; -- 13. Gravures représentant les diverses phases de la fabrication ; -- 14. Notices sur le chocolat.

Tels sont les échantillons que nous avons réunis pour donner à nos élèves une idée exacte de la fabrication du chocolat.

Et qu'on ne croie pas qu'il y ait double emploi. Si vous voulez enseigner utilement, il faut d'abord créer l'intérêt. Or l'intérêt ne naît que de la variété…


Exemple sur la porcelaine :

1. Kaolin de Saint-Yrieix ; -- 2. Kaolin de Cornwall (Angleterre) ; -- 3. Feldspath du Finistère ; -- 4. Feldspath de l'Allier ; -- 5. Sable feldspathique quartzeux de Drevant (lit du Cher) ; -- 6. Email Feldspathique ; -- 7. Pâte pour porcelaine, composée à la grande fabrique de Mehun (Cher) ; -- 8. Kaolin anglais (décanté) ; -- 9. Sable feldspathique, broyé ; -- 10. Cailloux feldspathique broyés ; -- 11. Moules pour objets en porcelaine ; -- 12. Porcelaine biscuit (sans émail) ; -- 13. Autre objet fabriqué : vase décoré en porcelaine ; -- 14. Gomme arabique pour la fabrication des fleurs artistiques de Mehun ; -- 15. Pâte spéciale pour cette fabrication des fleurs en porcelaine ; -- 16. Fleurs non peintes ; -- 17. Fleurs achevées, avec peinture ; -- 18. Objets de diverses teintes, plaques, petits animaux, gravures, etc.


Exemple pour la verrerie :

1. Argile pour creusets (de Massay, Cher) ; -- 2. Pâte préparée ; -- 3. Morceau de creuset ; -- 3 bis. Gravure représentant plusieurs creusets et les travaux du verrier ; -- 4. Carbonate de soude ; -- 5. Silice ou sable blanc de Nemours ; -- 6. Carbonate de chaux ou calcaire naturelle ; -- 7. Salpêtre ou nitrate de soude ; -- 8. Magnésie ; -- 9. Verre en fusion, avant l'affinage ( 8 heures de fonte) ; -- 10. Morceau de verre (paraison), avant le moulage ; -- 11. Paraison moulée ; -- 12. Paraison avec la jambe ; -- 13. Paraison avec la jambe et le pied ; -- 14. Verre terminé à la verrerie ; -- 15. Verre taillé ; -- 16. Démonstration de la taille : un côté est ébauché sur la roue de fer, un côté du même verre est taillé sur la roue de pierre, et un côté est poli et achevé sur la roue de liège ; -- 17. Verre bleu teinté au cobalt ; -- 18. Verre opaque ou opale teinté aux sels de chaux.

Collections de l'industrie

Exposition scolaire de Lapalisse, 1930.

- Ecole de Bert, collections d'enseignement scientifique.

- Ecole de St-Sauvier, école de Loddes.

- Ecole de garçons de Garnat-sur-Engièvre